Eglise Apostolique
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Culte du dimanche 04 février 2018

                                                                            

               Le Serpent d’airain

                                               NB 21. 1 -10

 

L’alternance entre les moments de victoires et de louanges et les moments d’impatiences et de mécontentements a été fréquente au sein du peuple d’Israël depuis sa traversée miraculeuse de la mer des joncs.

Dt 8ël depuis son sa traversée .2: Nous explique les raisons de ces confrontations aux manques d’eau et de nourriture.                                                                                      Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel ton Dieu, t’a fait faire pendant ces 40 années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vivra pas de pain seulement mais qu’il vivra de toute parole qui sort de la bouche de l’Eternel. Ton vêtement ne s’est point usé sur toi et ton pied ne s’est point enflé, pendant ces 40 ans. Reconnais dans ton cœur que l’Eternel te châtie comme un père châtie son enfant.

Très clairement, Dieu a un objectif pour son peuple, un plan, celui de le conduire dans un pays ou coule le lait et le miel. Cet objectif, ces promesses trouvent leurs racines en Abraham. C’est-à-dire un pays où la question du manger et du boire, du vêtement n’est plus une question à laquelle il faut répondre au quotidien.

En réalité c’est toujours la même quête aujourd’hui. Tout le monde cherche ce pays. L’abondance, la richesse, le confort, la vie tranquille et paisible. La sécurité. Le principe de se plaindre est toujours actuel. Les autorités ne savent pas nous gouverner, ils ne nous donnent pas satisfactions.

Mais si Dieu ne perd pas de vue ses objectifs et ses promesses, il en connaît les détails, les étapes et les temps.

 

L’impatience

L’impatience est un manque de patience qui provoque un sentiment d’inquiétude ou d’irritation lorsqu’une souffrance ou un mal se prolonge.

C’est comme une démangeaison. Plus vous vous grattez, plus ça s’aggrave.

Cette impatience provoque des réactions au sein du peuple, elle est contagieuse, elle pousse à se poser et à poser des questions avec agressivité. Elle cherche un responsable. Elle pousse à la plainte et exprime son insatisfaction.

Il y a un vide de sens pour le peuple. Le chemin de la mer des joncs, c’est le même que celui de la sortie d’Egypte. On tourne en rond. On a le sentiment qu’on n’avance pas. A quoi ça rime tout ça. Et les questions sans réponses sont insupportables.

Nous sommes dégoûtés de cette nourriture. Une vie ou l’on mange et boit tous les jours la même chose, le paysage ne change pas. Il ne pleut pas jamais, on ne croise pas beaucoup de nouvelles personnes. Les voisins sont toujours les mêmes. On remet les mêmes vêtements après les avoir lavés et quand on a pu les laver. On habite toujours la même tente. Les journées se suivent et se ressemblent.

Il n’y a pas de stock. Pas d’assurance maladie, pas de supermarché à proximité.

On ne comprend pas quand notre vie spirituelle ressemble à ça. Ce n’est pas la vie du Chrétien. Où est la joie, où sont les miracles? Même lire la Bible ressemble à cette manne, c’est tous les jours la même chose, le même goût. Mes voisins de chaises ne changent pas beaucoup, on ne croise pas beaucoup de nouvelles personnes. On est loin des promesses faites à Abraham, loin de cette abondance promise.

Là, Dieu scrute son peuple et ses réactions. Va-t-il se souvenir que je l’ai délivré d’Egypte, de tous les miracles que j‘ai manifesté et me conserver sa confiance.

Que se passe-t-il dans nos esprits quand notre situation ressemble à celle des israélites?                                                                                                        De quoi parlons-nous? Avec qui en parlons-nous? Comment en parlons-nous?

 

Ils parlèrent contre

Il faut un responsable qui ne peut pas être moi-même. Les réponses, les erreurs viennent de Dieu et de ses serviteurs. Ils font n’importe quoi, ils ne sont pas compétents. Il y a une accusation.                                                                                             Quand on commence à parler contre, on va nourrir des pensées, des sentiments. On va alors s’ouvrir au poison, aux venins.

Le serpent venimeux

C’est le même mot: Sapha en hébreu pour dire serpent, ange ou dragon

Il est l’expression physique de ce qui se passe au niveau spirituel quand on se fait mordre par le venin de nos propres paroles. De notre propre prise de positions.

Gn 3 : Le serpent était le plus rusé. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit?  Le principe est le même qu’au désert. C’est la remise en question de Dieu. Il parle contre et l’accueil de ces paroles sont un venin mortel.

Il s’agissait de serpents brûlant car leurs venins provoquaient des sensations de brûlures. Comme un feu qui se répand dans le corps et qui détruit de l’intérieur.

Vidéo sur les dragons de Komodo.

 

La repentance

Avant la solution, il y a la repentance. Nous voudrions que Dieu règle nos problèmes sans passer par la repentance. Si Dieu fait ça, quelle leçon sera apprise. La repentance, c’est une prise de conscience qu’un mal incurable nous a atteint, comme le venin. Il est entré au plus profond de notre être et ravage nos défenses immunitaires, paralyse nos muscles et nous étouffe.

Sans repentance profonde, il n’y a pas de guérison, de contrepoison. Dieu va nous laisser mourir d’un manque de repentance. A l’image du cerf infecté.

La repentance, c’est descendre de notre pied d’estale. De nos savoirs, de nos certitudes. De nos affirmations hâtives et toutes faites. C’est reconnaître les raccourcis que nous faisons pour expliquer selon nos propres idées, ce qui ne réclame pas nos paroles mais notre confiance.

La repentance c’est faire une démarche vers. Ils vinrent trouver Moïse. C’est la même chose que pour le fils prodigue. Ca ne s’arrête pas à des intentions mais ça se traduit par des actes concrets. C’est mettre sa fierté de coté.

 

La repentance, c’est reconnaître son péché et ses besoins ainsi que sa dépendance. C’est chercher ailleurs qu’en moi-même, la réponse à mes besoins. C’est se laisser briser à nos propres forces. Et le reconnaître, c’est aussi le formuler avec vérité et précision. Je confesse. Je me livre à la sentence que je mérite.

La repentance, c’est faire un appel au secours à Dieu et parfois il faut en passer par ses serviteurs et ses servantes.

Il a fallu que Job prie pour ses amis qui n’avaient pas bien parlé. Il a fallu que Moïse prie pour le peuple.

 

Le serpent d’airain

Il est le contrepoison. L’antidote.

Fais-toi un serpent d’airain ou en métal. Moïse fit un serpent de bronze. L’airain est un métal rouge appelé cuivre rouge.

Il représente Jésus. C’est une expression prophétique de la mort de Jésus. Perché, en vue de tous.                                                                            Jn 3.14 : Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut que le fils de l’homme soit élevé afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.

Le fait que Jésus soit présenté sous forme de serpent nous dérange. Le serpent dans la Bible est le symbole du diable.                                              Faut-il penser que Jésus se fait diable? Non. Mais Jésus s’est fait péché. Il concentre tout le venin de la mort sur lui. Il prend sur lui.                            A la croix, le serpent est là et lui crache tout son venin.

 

Notre difficulté aujourd’hui, c’est de croire que les choses de Dieu ne peuvent pas être aussi simple que de regarder le serpent d’airain.

Regardons à la croix ensemble. Que nos regards soient une transfusion du venin qui nous touche sur Jésus. Le dragon de Komodo ne va plus nous retrouver parce que nous serons guéris.

 

Luc Leprevost

 

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