Eglise Apostolique
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Culte du dimanche  10 juin 2018

 

 

 

Le Royaume des Cieux

Matt 19.13 à 15

Alors on lui amena des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent. Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Il leur imposa les mains, et il partit de là.

 

Nous voyons dans ce texte que des enfants sont amenés à Jésus (probablement par les parents) afin que ceux-ci soit béni par le Seigneur.

Nous voyons les disciples qui veulent préserver leur maître en disant aux parents qu'il n'a pas de temps à perdre avec des petits enfants, mais Jésus va dire qu'au contraire, les enfants sont tout-à-fait bienvenus.

 

Cependant, tout cela va plus loin que la simple idée d'un accueil généreux, et Jésus ne dira pas seulement « laissez venir à moi les petits enfants », mais aussi qu'il faut « accueillir le Royaume de Dieu comme un enfant ».

 

Il y a donc quelque chose à trouver chez l'enfant qui est la clé d'entrée pour le Royaume.

La première idée qui vient en général aujourd'hui pour savoir quelle serait cette qualité essentiellement précieuse chez l'enfant, c'est celle de l'innocence.

Un enfant, ne se sent pas coupable, une bêtise est vite oubliée et dépassée. Un enfant pardonne vite et se sent vite pardonné.

Il y a là une qualité essentielle. Pour entrer dans le Royaume de Dieu.

il faut accepter de poser nos valises de culpabilité, accepter d'être pardonnés, de vivre de la grâce, et de croire qu'on peut, à tout instant, vivre une vie nouvelle tournée vers Dieu.

Aujourd'hui, nous sommes dans le règne de l'enfant roi. Or du temps de la Bible c'était le contraire, l'enfant était tout en bas de l'échelle de la société. D'abord on en avait beaucoup, et beaucoup mouraient en route, ensuite les enfants étaient essentiellement, pour la famille, une main d'œuvre à bon marché. D'ailleurs en grec, comme en hébreu : c'est le même mot pour dire « enfant » et « serviteur » ou « esclave »

Un peu comme en Français dans le mot « garçon » qui peut être le fils ou celui qui sert les boissons dans un bar. Les enfants étaient dans un état de soumission totale, ils devaient seulement obéir et servir.

Nous avons là dans ce texte des parents qui désirent que Jésus les touche et les bénisse ces parents se sentent pousser à aller rencontrer le maitre dont l’amour des petits enfants est connu de tous en Palestine.

Il est a noté aussi que ce sont des petits enfants le mot grec utiliser c’est paidia termes évoquant des enfants de moins de 1 an.

 

Ce qu'il faut trouver comme qualité essentielle chez le petit enfant, c’est l'humilité. Pour entrer dans le Royaume, il faut être humble, être serviteur. C'est aussi le sens de l’affirmation qui suit dans l’évangile: « Qui s'abaisse sera élevé, et qui s'élève sera abaissé ».

Il y a le règne du monde, celui de la réussite professionnelle où il faut être performant, se battre, être meilleur que les autres, et celui du domaine spirituel, être humble, le serviteur de tous dans ses rapports aux autres.

 

 

On peut encore trouver d'autres qualités essentielles chez l'enfant qu'il nous faut accueillir pour pouvoir nous rapprocher du Royaume.

L'une d'elle est qu'un enfant est en croissance, il grandit, il découvre, il apprend, il change. L'enfant est continuellement dans la dynamique.

La croissance est un thème fondamental de l'Evangile, souvent illustré par le Seigneur par des paraboles agricoles de graines qui poussent ou de plantes appelées à grandir.

Or, si l'on est, à partir de mon âge, physiquement plutôt dans une phase de dégradation, (je crois que c’est à partir de 20 ans qu’on se dégrade)

On peut encore, intérieurement grandir et progresser. Paul l'exprimera très bien: (2 Cor. 4:16). « Ainsi, même si notre être extérieur se dégrade, notre être intérieur se renouvelle de jour en jour ». Parfois nous cessons de se poser ces questions, nous nous contentons de là où nous en sommes spirituellement, et nous ne cherchons plus à progresser

L'Evangile, au contraire, nous dit que nous pouvons, quel que soit notre âge, toujours avancer, et il faut que, comme des enfants vouloir apprendre, observer, découvrir...

Regarder les enfants, le nombre de questions qu’ils posent par jour parce qu’ils s’intéressent chaque instant à développer leurs connaissances; sur ce même exemple nous devrions sans cesse poser des questions à Dieu, aux frères et sœurs pour développer notre connaissance de Jésus et cela même si on a 90 ans.

 

Une autre idée que peut évoquer l'affirmation du Christ qu'il faille accueillir le Royaume de Dieu comme un enfant vient de leur simplicité. Le Christ dira ailleurs : « je te loue Père, de ce que tu as caché cela aux sages et aux intelligents et que tu l'as révélé aux petits enfants... » (Matt. 11:25).

Nous essayons de réfléchir, de penser, nous faisons, des grandes théories, parfois complexes, mais l'essentiel, c'est d'être dans une relation immédiate et naturelle avec Dieu.

Bien sûr, il ne faut pas rejeter toute réflexion intelligente. Paul lui-même dira : « Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement; mais pour la méchanceté, soyez enfants, et, à l'égard du jugement, soyez des hommes faits. » (1 Cor. 14 :20)

Il ne faut donc pas pousser l'image trop loin, mais néanmoins ne pas croire que notre intelligence pourrait nous permettre de tout comprendre de Dieu.

Un enfant, dans sa simplicité, dans sa facilité de rentrer en relation, et même d'accueillir le surnaturel en sait plus que bien des professeurs de théologie sur Dieu. La théologie est essentielle et bonne, mais il faut savoir se laisser aller à la relation avec Dieu, juste l'aimer et se savoir aimé. Les enfants vivent ce que nous expliquons théologiquement.

 

C'est d'ailleurs un autre aspect de la capacité relationnelle des enfants, c'est qu'ils savent faire confiance. On retrouve là précisément un des sens du mot « foi »: la confiance.

Pour entrer dans le Royaume, dans la proximité de Dieu il faut faire confiance. Croire en Dieu, c'est mettre en lui sa confiance, comme un enfant met sa confiance dans son père et sa mère. « Le Seigneur est le berger, je ne manquerai de rien »

« Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais je sais que quoi qu'il arrive, avec Dieu je ne serai jamais seul et qu'il y aura toujours de la vie possible »,

 

Remarquons aussi que l’enfant n'est pas dans le « faire », mais dans « l'être ». Pour entrer dans le Royaume de Dieu, il n'y a pas besoin d'accomplir des exploits, d'être le champion des bonnes œuvres ou de la pratique, mais de savoir recevoir, avec simplicité et confiance.

Savoir recevoir pourrait être aussi un point à développer: l'enfant reçoit facilement sans que ce soit compliqué. C'est là une grande qualité, parce qu'entrer dans le Royaume, c'est accepter la grâce. Or il est bien difficile parfois pour nous d'accepter d'être pardonnés, d'accepter les dons et toutes les grâces qui jalonnent notre vie. Or ces grâces nous devons les prendre, les accepter et les faire nôtres sans nous sentir redevable.

 

Et puis les enfants nous montrent quelles sont les vraies valeurs. Il n'a pas de diplôme, pas de réussite professionnelle, pas d'argent,  pas de voiture de sport, il n'a même pas d'autonomie, et s'il est vraiment petit, il ne peut même pas se déplacer, parler, être propre, manger tout seul... Et pourtant, nous disons que ce petit enfant, il est merveilleux et vaut plus que tout.

Cela doit nous rappeler que la valeur d'un être n'est pas dans ce qu'il accumule, la clé de tout cela, c'est qu'un enfant, il est aimé et qu'il aime, c'est l'amour attaché à sa personne qui donne tout son sens à sa vie et toute sa valeur.

Il est bon que nous nous le rappelions. Et que nous nous souvenions que ce qui fait la valeur d'une personne, ce n'est pas son autonomie, ni ce qu'il parvient à réaliser, ou à avoir mais qu'il soit aimé. Nous sommes aimés par LE PERE DU CIEL Allehuia !!!!!

 

Jésus déclare ensuite en : Luc 18. 17 Vraiment, je vous l'assure : Celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera pas.

Autrement dit le royaume ne se compose que de 2 genres de sujets:

  • Ceux qui meurent dans l’enfance ou qui ont une déficience intellectuelle incapable d’exercer la foi qui sauve
  • Ceux qui se présentent à lui avec l’attitude de confiance, de simplicité, de foi, d’espérance, de dépendance et d’humilité comme des petits enfants chez qui il y a ni prétention ni hypocrisie.

L’appartenance au royaume est tant pour les enfants que ceux qui leur ressemblent  car le verset que nous avons lu en intro dit: que le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

Jean Sébastien Fontaine

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