Eglise Apostolique
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Culte du dimanche 12 juillet 2020

AVOIR UNE VISION JUSTE DU DESERT

 

 

  1. Introduction

 

Le désert occupe une place centrale dans la parole de Dieu:

-4 des cinq premiers livres de la Bible s’y déroule.

-Fête de Soukkoth.

-Des hommes y ont été formés.

 

Le désert occupe une place centrale dans la Parole de Dieu tout simplement parce qu’il occupe une place centrale dans la vie chrétienne.

Il fait partie de la vie chrétienne.

 

Il n’est pas dû à un manque de foi ou un manque de sanctification.

 

Le désert peut être:

-Un moment de doute.

-Un moment de confusion.

-Un moment d’épreuve.

-Un moment de crise spirituelle.

-Un moment de sècheresse spirituelle.

-Un moment de tentation.

 

Les temps de désert peuvent durer plusieurs mois et parfois même des années.

On peut connaitre plusieurs saisons de désert au cours de notre marche avec Dieu.

 

Le désert fait partie de la vie chrétienne parce que pour atteindre certaines bénédictions, il n’y a que cette route.

 

Il n’est pas le but ultime de notre voyage. Dieu n’a pas fait sortir Israël d’Egypte pour l’abandonner dans le désert. L’objectif était Canaan.

Notre Canaan ne se réduit pas à l’éternité avec Christ. Notre héritage commence dès maintenant.

Des promesses concernent notre vie ici et maintenant.

 

 

  1. Un lieu de paradoxe

 

Désert = lieu hostile, aride, inquiétant, de solitude où la mort plane.

Clichés véhiculés par les vieux westerns.

 

Mais dans la Parole de Dieu, le désert est un lieu de bénédictions.

Des hommes y ont été formés : Moïse, David, Elie, Jean-Baptiste, Jésus, Paul (dans le désert d’Arabie).

Le désert a été pour eux non seulement un lieu de formation mais plus encore, un lieu de transformation.

 

Un lieu de rencontre : avec soi-même, avec Dieu.

 

Un lieu où l’on reçoit des promesses extraordinaires : Agar.

 

Un lieu où l’on est ressourcé : Elie.

Un lieu de refuge : David.

 

PS. 55 : 6

« Je dis : Oh! Si j’avais les ailes de la colombe, Je m’envolerais, et je trouverais le repos; Voici, je fuirais bien loin, J’irais séjourner au désert ».                   LSG

 

Nous n’avons rien à craindre de nos déserts à partir du moment où on réalise que c’est Dieu qui nous y envoie.

Nous devons être libérés de notre vision binaire des choses: ce qui est bon pour moi vient de Dieu, ce qui me  heurte vient du diable.

Dans cette logique, désert et épreuves ne sont pas de Dieu alors que la Bible nous montre clairement que Dieu nous conduit au désert.

 

 

  1. Le peuple Hébreu

 

EX. 13 : 18           « Il leur fit donc faire un détour par le chemin du désert, du côté de la mer des Roseaux. »         SEM

 

Moïse au désert devant le buisson ardent.

Ce buisson est l’image d’Israël au fil des siècles passé par le feu des persécutions.

Buisson qui depuis des siècles brûle mais ne se consume pas.

 

Application directe avec l’église.

Nous pouvons passés par le désert, traverser le feu (feu du doute, de l’’épreuve, de la maladie, de la confusion…) ce feu ne nous brûlera pas.

Plus encore, il révèlera la présence de Dieu dans nos vies.

 

EX. 3 : 4                « L’Eternel vit que Moïse faisait un détour pour aller voir et il l’appela du milieu du buisson »                    SEM

 

Dieu était au milieu du buisson, au milieu du feu... et Il se tient dans nos déserts, au travers du feu… et Il se révèle.

 

Le désert: une question d’attitude

 

On a longuement parlé de la Chine, ces derniers mois notamment avec la pandémie du Coronavirus…

La crise du Coronavirus…

« Wei-ji » en chinois veut dire « crise ».

« Wei » veut dire « danger ».

« Ji » veut dire « opportunité ou moment décisif ».

 

Dans toute crise, le problème n’est pas la crise en elle-même mais davantage mon attitude au sein de la crise.

 

Allons-nous faire de la crise par laquelle nous passons (le désert), un danger ou une opportunité ?

 

Le problème d’Israël n’était pas un problème de désert mais un problème de comportement…

11 jours de voyage entre le Sinaï et la terre promise.

Israël a mis 40 ans.

Pourquoi ? Le problème d’Israël n’était pas le désert mais son attitude.

 

Mon problème est mon attitude… et mon attitude va déterminer le temps que je passerai dans mon désert… mon attitude va déterminer le temps que je mettrai pour sortir de mon désert.

 

EX. 13 : 17           « Quand le pharaon eut laissé partir le peuple d’Israël, Dieu ne les conduisit pas par la route du pays des Philistins, bien qu’elle fût la plus directe, car il s’était dit: « S’ils devaient affronter des combats, ils pourraient regretter leur départ et retourner en Egypte. »             SEM

 

2 raisons au choix de Dieu concernant le trajet.

 

La première est expliquée: Israël aurait pu se repentir, c’est-à-dire regretter son départ et vouloir retourner en Egypte.

 

La deuxième est implicite: le chemin des Philistins était une route côtière.

C’était une route marchande jalonnée de sources d’eau.

Aucun risque de se perdre, de mourir de faim ou de soif…

Pour marcher sur cette route et arriver à destination, on n’avait pas besoin de Dieu.

 

EX. 40 : 36-37     « …pendant toutes leurs pérégrinations, les Israélites se mettaient en route quand la nuée s’élevait de dessus le tabernacle. Mais aussi longtemps qu’elle restait en place, ils ne bougeaient pas et attendaient, pour continuer leur route, qu’elle s’élève de nouveau. »       SEM

 

Ils ne savaient jamais quand ils devaient partir et où ils devaient aller.

Ils pouvaient rester plusieurs jours voire plusieurs semaines à la même place… mais quand il fallait partir, il ne fallait pas traîner… sinon la nuée partait sans vous.

Ils étaient totalement dépendants de Dieu.

 

Dépendants pour l’itinéraire, la nourriture (manne et cailles), l’eau (rochers frappés), le quotidien (sandales et vêtements ne se sont pas usés pendant 40 ans), la santé (Dieu avait promis d’éloigner la maladie).

 

Sur la route des Philistins, ils auraient trouvés de quoi se nourrir facilement, se désaltérer, des vêtements…

 

Le désert, c’est un lieu où Dieu nous retire tous nos savoirs, nos repères, nos béquilles pour ne dépendre que de Lui… c’est une école.

Si nous acceptons cette école, Dieu nous conduira plus loin.

Ecole de la confiance… problème d’Israël qui murmurait à chaque fois que cela n’allait pas comme ils voulaient.

 

 

  1. Jésus Lui-même

 

LUC 4 : 1              «Jésus, rempli de l’Esprit Saint, revint du Jourdain et le Saint–Esprit le conduisit dans le désert »             SEM

 

Jésus a eu son désert aussi… un désert qui a duré 40 jours… comme un rappel des 40 ans d’errance d’Israël.

Il a affronté le désert et ses tentations mais contrairement à Israël, Il en est ressorti victorieux…

Et toutes les victoires que Jésus a remporté ici-bas, Il ne les a pas remportées pour Lui … Il les a remportées pour nous.

En Jésus nous sommes victorieux de nos déserts.

 

Robin GONZALEZ

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