Eglise Apostolique
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Culte du 13 septembre

Les premiers éléments de la doctrine

 


 

(Héb. 6 : 1-2) « C'est pourquoi, laissant la parole du commencement du Christ, avançons vers l'état d'hommes faits, ne posant pas de nouveau [le] fondement de la repentance des oeuvres mortes et de la foi en Dieu, de la doctrine des ablutions et de l'imposition des mains, et de la résurrection des morts et du jugement éternel » 

 

            L'épître aux Hébreux a été d'abord écrite à des Juifs chrétiens qui connaissaient seulement quelques vérités élémentaires et qui étaient tentés de revenir au judaïsme.

            Dans ce passage biblique extrait de cette épître, il est question des doctrines déjà enseignées dans l'Ancien Testament.

Il ne s'agit pas de doctrines propres au christianisme, mais plutôt d'un enseignement propagé par des chrétiens d'origine juive au début de l'Eglise.

C'était seulement le point de départ des grandes vérités chrétiennes contenues dans le Nouveau Testament.

L'attachement que ces chrétiens avaient encore pour leur religion traditionnelle était un obstacle à leur croissance spirituelle.

 

L'exhortation à laisser ces doctrines du commencement ne signifie pas qu'elles soient sans importance; elles incitent plutôt à avancer vers une réelle maturité spirituelle et à ne plus se contenter simplement de lait.           

OU EN SOMMES NOUS AVEC CES FONDEMENTS?

 

1 - La repentance des œuvres mortes:

            C'est le message de la plupart des prophètes, un message adressé seulement aux Juifs. C'est à eux que la Loi avait été donnée, un joug que ni eux ni leurs pères n'avaient pu porter. Suscités généralement pendant les périodes sombres de l'histoire d'Israël, périodes de déclin spirituel et moral, les prophètes avaient pour mission de convaincre le peuple de leur péché et d'annoncer le jugement de Dieu qui le menaçait.

 

Simultanément, ils les exhortaient à revenir à l'Eternel, en abandonnant leurs mauvaises voies.

            Ainsi, de Samuel à Jean le baptiseur, le message a été fondamentalement le même: une exhortation à la repentance. Nous lisons dans les Ecritures : « Ainsi, encore maintenant dit l'Eternel, revenez à moi de tout votre coeur… ; dès les jours de vos pères, vous vous êtes détournés de mes statuts, et vous ne les avez pas gardés. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l'Eternel des armées… ; revenez chacun de sa mauvaise voie et de l'iniquité de vos actions… » (Joël 2 : 12 ; Mal. 3 : 7 ; Jér. 25 : 5).

 

            La repentance montre quelque chose d'entièrement nouveau, un changement de pensée au sujet des « œuvres mortes » qui ne peuvent pas apporter le salut.

 

La repentance c’est se détourner de la voie qu’on suivait jusqu'alors. Cela ce montre par un changement de comportement face a nos péchés.

Les remords consistent à regretter simplement ses manquements, tandis que la repentance, elle, va jusqu'à abandonner ses péchés.

            Le Seigneur nous appelle tous à la repentance, à abandonner les œuvres de la chair « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs ». Tel est le message que l'Esprit de Dieu veut faire pénétrer dans nos consciences.

            Il faut donc retenir, qu'il ne peut pas y avoir de vraie conversion sans vraie repentance. C'est une condition « sine qua non » pour avoir le pardon de Dieu.

 

Nos cœurs doivent être sincères pour répondre à l'appel de Dieu, pour jouir de son pardon en Celui qui s'est donné lui-même pour nos péchés.

(Act. 3 : 19) « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés: en sorte que viennent des temps de rafraîchissement de devant la présence du Seigneur ». (Héb. 9 : 14) L'homme est incapable de garder toutes les œuvres de la Loi; celle-ci ne peut avoir, à notre égard, qu'un ministère de mort. Seul le sang de Christ peut nous purifier de ces œuvres mortes.

  

2 - La foi en Dieu:

            Elle est d'une importance capitale pour le croyant. (Héb. 11 : 6) « Sans la foi il est impossible de lui plaire, car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu est, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » Par la foi, nous croyons que Dieu existe et que tout a été créé par lui.

 

La foi est synonyme de confiance; nous pouvons la définir comme étant l'assurance, la fidélité, la loyauté vis-à-vis de Dieu.

 

C'est une conviction fondée sur la parole de Dieu, sur la révélation que Dieu donne de lui-même. Elle suppose un acte de soumission de la part du croyant qui reconnaît la véracité de la révélation divine. La foi est une condition essentielle pour que nous soyons acceptés auprès de Dieu. Elle reconnaît la nature de Dieu, ses titres, son oeuvre et sa volonté; elle les reçoit en montrant une obéissance sans réserve.

 

            La Bible nous parle d'un homme de foi: Abraham considéré comme le père des croyants. Il a renoncé à sa patrie par obéissance à Dieu, pour aller vers une terre inconnue

(Héb. 11 : 8-10) « Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s'en aller au lieu qu'il devait recevoir pour héritage; il s'en alla, ne sachant où il allait. Par la foi, il demeura dans la terre de la promesse; car il attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l'architecte et le créateur ». La foi honore Dieu et Dieu honore la foi.

 

3- La doctrine des ablutions:

            Les ablutions (littéralement: « lavages ») occupaient une place essentielle dans les activités religieuses des sacrificateurs et du peuple d'Israël.

 

Il ne s'agit pas ici dans ce texte du baptême chrétien. Il s'agit plutôt des lavages rituels inscrits dans la loi de Moïse, mais qui reste une figure d'une réalité à venir

par le baptême par immersion.

Nous laissons dans l'eau toutes nos saletés nos impuretés nous sommes lavés comme la traduction grec de ABLUTION.

 

L'Ancien Testament étant « l'ombre des choses à venir ». Il y avait à l'entrée du tabernacle une cuve d'airain remplis d'eau située entre la tente et l'autel.

Aaron et ses fils devaient y laver leurs pieds et leurs mains pour servir Dieu en pureté, afin qu'ils ne meurent pas en entrant dans la présence de Dieu. La sainteté de Dieu exigeait une telle attitude.

 

Cette pratique juive parlait symboliquement de la purification par l'eau telle que Christ l'a réalisée sur la croix.

 

L'eau est une figure de la parole de Dieu. Ainsi, le sens spirituel du lavage des pieds des disciples par le Seigneur Jésus Christ peut se comprendre. De même que l'eau purifie le corps, la parole de Dieu purifie le croyant.

 

4 - L'imposition des mains:

            Elle est avant tout l'expression de l'identification, et aussi de la communion ou de l'association. Cet acte rituel est décrit dans le livre du Lévitique.

 

L'imposition des mains est le signe de l'identification de l'Israélite avec la victime qu'il offrait. C'est dans ce sens que l'Israélite ou le sacrificateur posaient leurs mains sur la tête de l'animal qu'il fallait sacrifier à Dieu.

 

Lorsque l'offrande était un holocauste, le donateur était agréé par Dieu en vertu du jugement qui tombait sur la victime offerte.

 

Mais lorsque l'offrande était un sacrifice du péché (cas du bouc émissaire), c'était le contraire qui se produisait : le péché du donateur était attribué à l'animal innocent sur lequel il posait ses mains. Cet acte rituel préfigurait l'expiation des péchés par le sang de notre Seigneur.

 

Il y a identification dans le premier cas, tandis que dans le second, il y a d'abord association et substitution ensuite.

 

Toutes ces images parlent de différents aspects de l'oeuvre rédemptrice de Christ. Il est le substitut du racheté; Il a porté nos péchés à la croix. Par la foi, nous sommes mis au bénéfice de son œuvre expiatoire sur la croix. En lui, nous avons été « rendus agréables ».

 

            On peut noter que c'est aussi par l'imposition des mains que des bénédictions sont accordées à certaines personnes.

Celui qui imposait les mains s'identifiait avec celui auquel il les imposait, l'associant ainsi à sa bénédiction personnelle.

C'est ainsi que Jacob a agi pour transmettre la bénédiction d'Abraham aux fils de Joseph.

Plus tard, le Seigneur Jésus bénira ainsi les petits enfants qu'on lui avait apportés

 

C'est en vertu de l'autorité apostolique que certaines personnes ont reçu le Saint Esprit par l'imposition des mains des apôtres (Actes 8.14-20 ).

 

5 - La résurrection des morts:

            C'est un retour à la vie après l'avoir perdue. Cette vérité était présentée de façon encore assez imprécise dans l'Ancien Testament. La résurrection des morts est enseignée dans Job19, ainsi que dans le Psaume 17. Il faut toutefois signaler que la résurrection dont il est question dans de tels passages est celle « des morts » et non celle « d'entre les morts », comme c'est le cas dans le Nouveau Testament. ou

Marthe et marie, les soeurs de Lazare, Elles croyaient et attendaient, comme les autres juifs, la résurrection au dernier jour. Mais de là à penser que la résurrection faisait déjà son œuvre, c’est un pas qu’elles n’avaient pas franchi.

 

Les croyants juifs s'attendaient à une résurrection générale au dernier jour. Il leur était difficile d'admettre que quelques-uns puissent ressusciter d'entre les morts alors que d'autres seraient laissés dans la mort, pour attendre une autre résurrection.

 

C'était la pensée des disciples de Jésus à un moment donné, avant la descente du Saint Esprit. Après que le Seigneur ait fait allusion à sa résurrection d'entre les morts, ses disciples ne comprirent rien à cette vérité: «…ils gardèrent cette parole, se demandant entre eux ce que c'était que ressusciter d'entre les morts ».

 

C'est en atteignant l'état d'hommes faits que nous pouvons réaliser qu'il y a en réalité deux résurrections: une première qui concerne les croyants (que nous pouvons appeler la résurrection pour la vie éternelle), et une seconde, qui concerne les incroyants: la résurrection pour le jugement et la perdition. Entre les deux résurrections, il y a un intervalle de mille ans (Apoc. 20 : 4-6).

 

           La résurrection des morts reste une doctrine incompréhensible pour l'homme du monde.

La résurrection pour la vie éternelle est une vérité fondamentale pour la foi du croyant elle est l'objet d'une révélation Biblique. La joie du chrétien est de savoir que Christ est ressuscité, prémices de ceux qui sont endormis (1 Cor. 15.20).

 

 

6 - Le jugement dernier:

            Il a lieu lors de la comparution des impies devant le grand trône blanc (Apoc. 20 ). Ceux qui seront condamnés à l'éloignement de Dieu seront jetés dans l'étang de feu, pour y subir un châtiment éternel.

 

Ce jugement aura lieu après la mort. Dieu prononcera son jugement sur tous ceux qui auront négligé d'accepter Jésus.

 

L'Ecriture contient un grand nombre de passages qui exposent de manière irréfutable la vérité de l'éternité des peines. Cependant, j'ai appris dans mes études qu'en se réclamant de la miséricorde de Dieu, certains croyants nient l'éternité des peines. Ils atténuent ainsi la gravité du péché devant Dieu et la rigueur de sa colère qui nous est pourtant révélée dans sa parole.

 

Nous ne devons pas oublier que le Dieu de miséricorde est aussi le Dieu de justice. La justice de Dieu est aussi un de ses caractères essentiels…autant que sa miséricorde l'est. Cette justice est mise en doute quand on nie la réalité des peines terribles encore à venir.

 

            Dieu a établi un jour où il jugera en justice la terre habitée (Dan. 7 ). Dieu est juste dans ses jugements.

 

Si l'incroyant, l'homme sans Dieu, a peur du jugement éternel, le chrétien lui, n'a pas à redouter cet événement qui ne le concerne pas.

 

Jésus a dit : « Celui qui entend ma parole et qui croit Celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5 : 24). Tel est le privilège de tous les enfants de Dieu.

  

Conclusion:

 

            Ces premiers éléments de la doctrine préparaient les croyants de l'ancien testament à la venue du Christ. Ils constituent en quelque sorte « l'a.b.c. » de la connaissance. En tant que chrétiens, nous ne devons pas nous contenter de tels enseignements élémentaires, mais plutôt concentrer nos pensées sur la pleine révélation que nous avons en Christ, afin de croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ.

 

Il nous faut passer de l’ombre à la lumière, avec son secours.

 

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