Eglise Apostolique
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Culte du dimanche  15 octobre 2017

L’identité                                   

Tu es mon fils bien aimé

 

 

 

Luc 3.22: Une voix se fit entendre du ciel: Tu es mon fils bien aimé, en toi j’ai mis toute mon affection.

Mat 3.17: Celui-ci est mon fils bien aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

Cette voix se fait entendre à l’occasion du baptême de jésus.

Nous retrouvons cette même voix à l’occasion de la transfiguration.                            

Marc 9.7: Une nuée les couvrit et de la nuée sortit une voix: Celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez le.

C’est cette voix d’en haut qui déclare à Jésus qui il est mais aussi à ceux qui l’entendent et qui sont à ses cotés.                                                                                L’identité de Jésus est déclarée par le père, comme si le père déclarait publiquement que Jésus est son fils, un peu comme un père déclare aux autorités d’un pays la naissance de son enfant.        

Il y a une attestation du lien filiale qui est déclarée par l’ascendant: Le père         Il est mon fils, tu es mon fils.

Cette déclaration c’est le fondement de l’identité de Christ. Christ a toujours su qui il était.

Déjà pendant l’enfance à 12 ans alors que ses parents le cherchent, il leur répond: Ne savez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon père?

Mais après le baptême, cette déclaration atteste son identité au sein de sa mission, de son ministère.

 

Il en est de même pour nous, notre identité se trouve dans la voix de Dieu et nulle part ailleurs. C’est par la déclaration, la révélation d’en haut que nous savons qui nous sommes.

 

Nous devons accueillir par la foi notre identité.

 

Jésus est le fils en qui Dieu a déposé toute son affection.

Celui-ci est mon fils, écoutez le: Il est mon envoyé, il porte ma parole, il est comme moi. Il est de même nature.

C’est cette réalité qui doit motiver Jésus et rien d’autre, son statut de fils doit être un acquis, il n’a pas besoin de la revendiquer, de la chercher, de construire son identité. Il sait qui il est.

Quand on sait qui on est, alors on n’a pas besoin de le dire, c’est le père qui l’atteste. On n’a pas besoin d’exister aux yeux des autres et de se fabriquer notre identité, par toutes sortes de stratégies ou d’artifices.

C’est la voix divine qui nous engendre en tant que fils et filles de Dieu et elle est suffisante pour nous permettre de vivre sans avoir besoin de prouver notre raison d’exister, sans avoir besoin de justifier notre existence, sans avoir honte d’exister, sans avoir à prouver quoi que ce soit.

Entendons cette voix: Tu es mon fils, ma fille bien aimé, tu es l’objet de mon affection.

 

Puis-je accueillir cette parole d’en haut, cette révélation?

 

Cette identité va être testée, éprouvée au désert, avec la tentation.

 

Mat 4 1-11: Alors, Jésus fut emmener au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable… (Lire tout le texte)

Remarquons ce « alors » qui vient juste après l’audition de la voix.

  1. La  performance                                                    Mat 4.3: Si tu es fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.

L’épreuve réside-t-elle dans la faim ou dans l’identité? Si tu es fils de Dieu. Il semble que le diable ait entendu, lui aussi la voix qui s’est précédemment fait entendre.

Démontre qui tu es, prouve-le selon les principes de reconnaissance de ce monde gérer par le diable. Ici, tu démontres qui tu es par ce que tu fais.

Dieu, la nature divine fait des miracles.                                                                            

La question et la provocation c’est: Qu’est ce que tu fais pour démontrer qui tu es?

La tentation réside dans le fait de démontrer par le faire qui est Jésus. C’est le monde du diable qui nous dit facilement: tu n’es rien parce que tu n’as rien démontré par tes actes.

Nous sommes soumis à cette pression d’exister par ce que nous faisons.

Exister aux yeux de Dieu, des autres et de nous-même. On ne peut véritablement exister, être accepter, s’intégrer que si on démontre par ce que nous produisons, que nous avons gagné notre place.

Jésus refuse parce qu’il n’entre pas dans cette logique, il sait qui il est et n’a rien à démontrer ou à prouver.

Le monde dans lequel nous vivons nous considère valable en fonction de ce que nous produisons, de nos succès tant que nous en avons. Il exploite nos compétences. Et il faut être infaillible pour exister et demeurer accepter. Cela demande des efforts permanents.

Il faut être compétent et répondre aux attentes, aux exigences qui nous entourent.

C’est exister par le faire. Cela ne signifie pas que ne devions rien faire. Mais ce ne peut pas être le fondement de notre identité. Si non nous risquons de nous construire sur de mauvais fondements.

C’est une forme d’esclavage. Que reste -t-il de moi quand je ne peux plus exister par ce que je fais?

C’est le principe du sabbat. Puis-je exister sans rien produire et Laisser Dieu faire quand je m’arrête?

 

  1. La popularité

Le diable le transporta dans la ville sainte et le plaça sur le haut du temple et lui dit: Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas.

C’est une sorte de démonstration spectaculaire que le diable propose à Jésus afin qu’il affirme qui il est par ce moyen aux yeux de ceux qui le regarderont faire cet exploit.

Démontre qui tu es par des actes valeureux. Les autres te verront et tu seras populaire. Si tu veux exister dans ce monde, il faut que tu attires les regards sur toi par des actes que les autres ne peuvent reproduire. Par tes capacités, tes dons.

Si tu veux exister, il faut que tu fasses quelques choses qui te démarquent des autres.

La popularité, c’est devenir ce que les autres attendent de nous. C’est se faire accepter par les autres, exister dans le regard des autres. C’est le héros du film, celui qu’on admire et auquel on veut s’identifier. C’est la star de football, le chanteur que tout le monde veut aller écouter. C’est le monde qui fabrique ses modèles pour les adorer et il est exigeant.

Beaucoup ne se remettent pas du fardeau que la gloire impose. Des personnalités ont sombré dans toutes sortes de dépendances, certaines se sont suicidées. Beaucoup ne sont pas vraiment heureux dans ce trop plein de popularité.

Si nous analysons nos modes de pensées et les comportements qui en découlent, quel pourcentage vise à plaire, à être comme les autres veulent que nous soyons. Combien de comportements visent également à ne pas déplaire aux autres?

Quel est l’impact du regard des autres sur moi dans mon quotidien?

Dans quelle mesure j’exerce mon ministère pastoral pour vous plaire. Pour que tout le monde soit content de moi. Et je suis rassuré quand l’un ou l’autre me tape dans le dos avec sincérité pour me complimenter. Mais Jésus n’a pas exercé son ministère pour plaire aux autres mais à son père.

 

  1. La possession

Mat 4.8: Il le transporta sur une montagne et lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosterne et m’adore.

Je te donnerai. Exister par ce que l’on possède. Tu seras si tu as.

Comment peux-tu revendiquer qui tu es quand tu n’as rien? La convoitise c’est vouloir avoir ce que l’on n’a pas, c’est vouloir exister par ce que l’on obtient

Avoir certains types de vêtements, le plus d’argent, le plus beau corps, le plus de diplôme et tout cela nous amène à nous comparer aux autres. Engendrant la jalousie. Il y a une compétition pour exister par ce que l’on a et les autres n’ont pas.

Combien de personne multiplient les efforts pour posséder et pour montrer ce qu’ils possèdent? Ne nous sentons-nous pas inférieure quand nous n’avons rien et le fait d’avoir ne nous donne-t-il pas une certaine assurance face aux autres?

Comment est ce que j’expose ce que j’ai afin que cela me serve pour exister aux yeux des autres?

Pourquoi quand je n’ai pas, est ce que je me cache, j’ai honte parfois? Ne pas avoir ne nous permet pas de nous autoriser à nous exprimer, à être à l’aise face aux autres.

Il faut donc avoir, posséder parce que c’est une marque de force. Quand j’ai, je possède, j’ai un pouvoir que les autres n’ont pas.

 

Jésus est resté attaché à la voix d’en haut: Tu es mon fils bien aimé et il a été imperméable à toute autre parole contrairement à Adam.

 

Tout se joue dans qui j’écoute et qui je crois.

 

Quand j’ai besoin d’exister par mes performances, j’écoute le diable.

Quand j’ai besoin d’exister par la popularité, dans le regard des autres,  j’écoute le diable. 

Quand j’ai besoin d’exister par ce que je possède, j’écoute le diable.

Et le diable nous conduit toujours à l’idolâtrie et à l’esclavage.

Retire-toi Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le seigneur ton Dieu et tu le serviras lui seul.

Plus tard, Jésus dira: Je suis, le pain de vie, la porte, la résurrection et la vie, le cep, je suis la lumière du monde.

 

C’est le père qui déclare qui nous sommes.

C’est sa voix qui nous établit, qui nous envoie vivre et servir dans le monde.

C’est la révélation de son affection pour nous qui nous libère de tout besoin d’exister par ce que je fais, ce que les autres attendent de moi ou au travers de ce que je possède.

 

Il faut pouvoir comme Jésus, entendre cette voix et faire taire les autres.

Je n’ai rien à prouver, je n’ai pas à justifier mon existence, je n’ai pas à acheter ou à gagner pour être. Je suis légitime parce que Dieu est mon père et mon père m’aime.

 

Je vous invite à prendre des positions

  1. Accueillir la voix de Dieu qui me dit lui-même qui je suis
  2. Rejeter la voix du diable qui veut me modeler aux modes d’existences de ce monde.

 

Prière:

Père je veux entendre cette voix, révèle moi ton affection qui est toute suffisante pour justifier mon existence. Je reçois, j’ouvre mon cœur à ta voix.

Je renonce aux suggestions diaboliques qui veut me placer sous son emprise et qui ne cherche qu’à me rendre esclave.

 

Luc Leprevost

 

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