Eglise Apostolique
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Culte du dimanche 20 janvier

 

DIEU EST NOTRE PERE

IL EST AUSSI LE PERE DE CHACUN

 

 

 

Dans le cadre de la direction prise pour les enseignements en cette année, selon

2 Corinthiens ch5 v17 : « Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles » et également selon Esaïe ch43 v 18 «Ne pensez plus aux événements passés, Et ne considérez plus ce qui est ancien »  plus particulièrement appliquée aux familles, j’aimerais vous entretenir ce matin des relations avec le père

Dieu est notre père et il est aussi le père de chacun, avec cette volonté de ne pas dire « c’est comme ça, ça ne changera pas » mais de dire « les choses anciennes sont passées… » et ainsi ne pas culpabiliser et dire : maintenant c’est nouveau !

 

 

Paul écrit aux Romains, ch 8, v 14-16 (Version Français Courant)

« Tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu sont enfants de Dieu, Car l'Esprit que vous avez reçu n'est pas un esprit qui vous rende esclaves et vous remplisse encore de peur, mais c'est l'Esprit Saint qui fait de vous des enfants de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : "Abba, Père !" L'Esprit de Dieu atteste lui-même à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu »

 

« Père ! » C'est sous ce terme merveilleux chacun de nous peut appeler Dieu.
En effet, notre foi personnelle en Jésus-Christ nous permet d'entrer dans une relation filiale avec Dieu.

Dans l'Ancien Testament, cette idée de Dieu en tant que père n’apparaît que très rarement : 15 fois, en tout et pour tout !

Et, c'est plutôt dans le cadre de la relation avec son peuple dans son ensemble, ou bien dans la relation avec le roi en particulier, que se manifeste cette dimension paternelle de Dieu.

Nous trouvons la dernière évocation de Dieu en tant que père, dans le livre du prophète Malachie ch 2, v 10. « N'avons-nous pas tous un seul père? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés? Pourquoi donc sommes-nous infidèles l'un envers l'autre, En profanant l'alliance de nos pères? »  

Et, durant les 4 siècles qui suivent, ce n'est que très occasionnellement que cette idée de Dieu père apparaît dans le judaïsme d'avant Jésus-Christ.

Nous pouvons donc comprendre l'impact que produisent la vie et le message de Jésus pour les juifs de son temps.

Jésus, non seulement appelle Dieu « Père », mais, en plus, il demande à ses disciples de faire de même : « Quand vous priez dite : Père ! » (Luc ch 11, v 2)

Bien-sûr, de par sa nature divine, Jésus est le Fils unique de Dieu. Sa relation au Père reste unique. Mais, tout chrétien est appelé à vivre, d'une certaine façon, cette intimité au Père. Cela, parce qu'au travers de notre foi personnelle en Christ, Dieu fait de nous ses enfants d'adoption.

Voilà pourquoi, Paul, dans sa lettre aux Romains, reprend l'expression affectueuse utilisée par Jésus : « Abba ». « Abba » est un mot Araméen, langue courante utilisée au Moyen-Orient, à l'époque de Jésus et des apôtres. Ça m’a d’ailleurs fait tout drôle de l’entendre à Jérusalem !

D'après les spécialistes en linguistique, la signification de ce terme se situe à mi-chemin entre le mot « papa » et le mot « père ». Il reflète, à la fois l'affection, la proximité et le respect. C'est ce qui a amené certaines versions modernes à traduire le mot abba par « O mon père ! » Ce terme exprime donc une intimité avec Dieu.

Nous comprenons alors quel bouleversement apporte le message de Jésus, puisqu'il introduit ses disciples dans une relation simple, mais intime et profonde avec le grand Dieu de l'univers.

La Bible nous enseigne que tous les êtres humains, quel que soit leur ethnie, leur pays, leur culture, sont des créatures de Dieu. Mais, elle nous montre aussi que tous ne peuvent pas être appelés enfants de Dieu !

Au contraire, le Nouveau Testament nous rappelle qu'avant notre conversion, nous sommes ennemis de Dieu à cause de notre péché : « Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises » (Colossiens, ch 1, v 21).

Cette vérité s'applique à tous, que l'on soit athée ou que l'on ait une religion. C'est uniquement en reconnaissant notre péché, et en mettant notre foi en Jésus-Christ que nous devenons enfant de Dieu.

C'est ce qu'écrit Jean, dans le prologue de son évangile, en parlant de ceux qui reçoivent Jésus comme leur Seigneur et Sauveur :

« A tous ceux qui l'on reçu, à ceux qui croient en son nom, Dieu donne le pouvoir de devenir enfant de Dieu. Cela ne vient pas d'une naissance naturelle, ni d'une volonté humaine, mais de Dieu seul » (Jean, ch 1, v 12-13)

En réponse à notre foi personnelle en Christ, Dieu fait de nous ses enfants d'adoption. Pour cela, il nous donne son Esprit, l'Esprit-Saint qui nous conduit à appeler Dieu : « Père ! »

Dans sa lettre aux Galates, ch 4, v 6, l'apôtre Paul résume cette expérience merveilleuse : « Pour prouver que vous êtes bien ses enfants, Dieu a envoyé dans notre cœur l'Esprit de son Fils, l'Esprit qui crie : Abba, Père ! »

La première question qui se pose est de savoir si je vis dans la foi au Christ ressuscité ?

La seconde est de savoir si je vis cette relation personnelle et intime avec le Père ?
En effet, nous pouvons être un véritable disciple de Jésus, tout en ayant de grandes difficultés à vivre cette relation filiale avec Dieu le Père.

Peut-être sommes-nous habitués à nous adresser à lui en l'appelant « Seigneur », ou bien « mon Dieu », ou encore « Eternel », mais nous n'arrivons pas à l'appeler «Père ». Il peut y avoir dans notre cœur un blocage.

Cela ne nous empêche pas d'être un vrai chrétien. Mais, il peut manquer à notre vie cette dimension bienfaisante et guérissante d'une relation au père céleste.

Cette dimension relationnelle ressemble à celle de l'enfant qui trouve dans le soutien paternel une sécurité affective et une protection contre les menaces qui l'entourent.

Jean-Louis Richardeau, psychologue, psychanalyste chrétien écrit : « La présence du père et ses paroles constructrices vis à vis de son enfant sont un rempart contre l'angoisse et la dépression ».

Il n'est donc pas étonnant de rencontrer des hommes et des femmes, dont le cœur est tourmenté ou qui ont des tendances dépressives. Cela, sans qu'on ne trouve de cause ou d'explication médicale à leurs maux. Pour beaucoup, c'est parce que cette dimension relationnelle au père terrestre leur a manqué.

Pour cette raison, comme pour d'autres, le chrétien peut se trouver dans l'impossibilité de vivre une vraie communion avec son père céleste. Des personnes, à cause d'un vécu teinté de souffrances relationnelles et affectives avec leur père terrestre, peuvent avoir une image déformée de Dieu le Père.

Et, dans nos sociétés occidentales, combien de problèmes sont engendrés par l'absence physique ou relationnelle du père !

Comme l'explique le docteur Paul Tournier, spécialiste en la matière, combien de personnes sont atteintes dans leur corps, parce qu'elles le sont d'abord dans leur âme.

Mais, la Bonne Nouvelle, c'est que notre Dieu est vivant !

Aujourd'hui encore, il veut se révéler à nous comme un père bienveillant. Il veut guérir le cœur de ceux qui ont été blessés par la vie. Il veut agir par son Esprit pour que nous puissions le découvrir comme père. Cela, même si nous n'avons pas connu l'amour et la tendresse d'un père terrestre.

Galates, ch 4, v 6 : « Pour prouver que vous êtes bien ses enfants, Dieu a envoyé dans notre coeur l'Esprit de son Fils, l'Esprit qui crie : « Abba », c'est à dire « O mon Père ! »»
Romains, ch 8, v 16 : « C'est l'Esprit-Saint qui fait de vous des enfants de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : Abba, Père ! »

Je reviens à mes deux questions :

Avez-vous fait de Jésus votre Seigneur et votre Sauveur ?

Si oui, voulez-vous vivre cette dimension relationnelle au Père céleste ?

Si ce n'est pas le cas, Dieu veut vous conduire dans cette dimension de vie avec lui, pour que vous puissiez vous aussi dire : “Abba, O mon Père”

 

 

Maintenant je vous propose que nous nous arrêtions quelques instants sur les paroles de Jésus dans Matthieu ch6 v 9 à 11, qui nous indique quelle relation nous pouvons avoir avec le père :

« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui est aux cieux! Que ton nom soit sanctifié;

Que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;

Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;

Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen! »

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  • Que ton nom soit sanctifié; Jésus indique que l’on doit au Père le respect, dans sa position particulière
  • que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Jésus nous indique que c’est le Père qui dirige, qu’il est porteur d’une autorité, que cette autorité est reconnue
  • Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; Jésus nous indique que c’est le Père qui nourrit, qui pourvoit aux besoins
  • pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; Jésus indique que c’est le Père qui gère les conflits, qui apaise, qu’il demande la réciprocité
  • ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Jésus nous indique que c’est le Père qui protège, de nous-mêmes et des autres
  • Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire : Jésus nous indique que le Père est respecté, honoré

 

La réelle fonction du père

Il est bon de se poser les questions :

En quoi consiste réellement la fonction du père ?

En quoi sa fonction est-elle complémentaire, et non similaire, à la fonction de la mère ?

Quelle est la mission réelle du père ?

Un père, pour quoi faire ?

 

La fonction maternelle est d'abord une fonction de matrice, de source nourricière, d'enveloppe, de réceptacle de vie, de rétention.

La mère représente l'abri, la sécurité, la protection, la chaleur, l'affection, la fusion, la compréhension. La mère représente l'amour.

 

La fonction du père en est une de séparation, d'expulsion du sein maternel, de distinction, de différenciation. Le père doit éduquer ses enfants dans le sens étymologique du mot "educare" : faire sortir de, tirer dehors, conduire au-dehors avec soin. 

La fonction du père est de séparer l'enfant de la mère. Il doit s'interposer entre la mère et l'enfant pour permettre à l'enfant de développer son identité en dehors de la symbiose maternelle. Si la mère représente l'amour fusionnel, le père représente les limites, les frontières, la séparation psychologique. 

L'enfant a besoin de sentir toute l'attention de la mère pour découvrir sa puissance. Mais il a aussi besoin des interdits de son père pour connaître ses limites et apprendre à faire attention aux autres. L'enfant apprend, par sa mère, qu'il est au centre de l'univers, de son univers ; il doit apprendre, par son père, qu'il existe d'autres univers avec lesquels il devra collaborer pour survivre et s'épanouir.

 

D'après les psychologues, la fonction paternelle se manifeste dans cinq secteurs précis :

1. La protection.

Auparavant, grâce à sa force physique, cette protection était surtout limitée aux dangers physiques extérieurs : l'homme des cavernes devait protéger les siens des prédateurs de toutes sortes.

L'homme du XXIe siècle sera de plus en plus appelé à assurer, en plus, une sécurité émotive non seulement pour ses enfants, mais aussi pour sa femme. Sa femme et ses enfants veulent pouvoir compter sur lui. Pour ce faire, il doit évidemment être présent, physiquement et psychologiquement, et être valorisé dans cette fonction.

2. L'éducation.

 Le père doit faciliter à ses enfants l'apprentissage du contrôle de soi ; il doit leur apprendre à renoncer à la satisfaction immédiate de ses besoins et désirs. Il doit leur apprendre la patience. Il doit surtout les aider à canaliser leur agressivité vers une expression positive et constructive de celle-ci. Il est évident que, ce faisant, il apprend lui aussi à mieux gérer ses propres besoins et sa propre agressivité. Mais n'est-ce pas en forgeant qu'on devient forgeron ?

3. L'initiation.

Le père a aussi comme fonction d'humaniser l'enfant (le faire devenir homme ou femme) face à la frustration et au manque, afin de pouvoir l'intégrer dans le monde adulte et le monde social. Cela se faisait dans les rituels initiatiques des tribus dites " primitives ". Le père initie l'enfant aux règles de la société, sinon aucune vie sociale n'est possible. La démission du père à ce niveau est vraisemblablement en grande partie responsable de l'augmentation croissante de la délinquance juvénile. Les enfants deviennent délinquants parce qu'ils continuent de croire que tout leur est dû et que les autres sont à leur service (comme l'était maman).

4. La séparation. La femme moderne demande à l'homme du XXIe siècle de l'accompagner dans toutes les étapes de la grossesse, de l'accouchement et des soins de l'enfant et cet accompagnement constitue une excellente façon de développer le sens de la paternité. Mais il faut réaffirmer que la fonction du père est de séparer l'enfant de la mère et la mère de l'enfant et non pas de former une "sainte trinité " où chacun perd son identité. Ainsi, le père permet la survie et l'épanouissement de l'enfant ; ainsi, l'homme permet la survie et l'épanouissement de la femme qui existe dans la mère.

5. La filiation. Peu importe le nom de famille donné à l'enfant, celui-ci a besoin de savoir qu'il a un père et qui est ce père. Il a aussi besoin de savoir qu'il s'inscrit dans une lignée qui possède une histoire. Il a besoin de se sentir relié à l'humanité, qu'il fait partie de la grande famille humaine. Traditionnellement, la filiation se faisait par le père ; elle assurait au père qu'il avait un fils ou une fille et elle assurait à l'enfant, fille ou fils, qu'il avait bien un père, ce père

La maternité ne fait pas de doute : la mère sait que c'est " son " enfant parce qu'elle l'a porté. La paternité, elle, doit parfois être prouvée et c'est la raison principale pour laquelle, ne l'oublions pas, la filiation par le père et la monogamie se sont développées. L'homme peut ainsi être assuré qu'il est vraiment le père de ses enfants et qu'il peut consacrer ses ressources, sa force de travail et son affection à leur survie et leur développement.

 

Les alternatives du père 

Devant la situation actuelle, l'homme devenu père se trouve face à une alternative que l'on peut présenter de différentes façons : 

1. Il délègue toutes ses responsabilités à la mère et lui laisse tout le pouvoir ou bien il s'approprie la partie du pouvoir qui lui revient et fait partie intégrante du triangle familial.

2. Il reste le pourvoyeur de nourriture qu'il a été depuis le début de l'humanité ou bien il s'implique en plus au plan relationnel et émotif pour éviter d'être « le père manquant à l'origine des enfants manqués » (Guy Corneau (1951-2017) Canadien, directeur de l’Ecole des parents)) parce qu'ils ont eu trop de mère et pas assez de père.

3. Il démissionne et ne sert que d'épouvantail au service de la mère ou bien il se tient debout et se bat pour remplir sa fonction de père.

 

 

Ainsi, vous comprenez donc que le plan de Dieu pour la famille ne peut fonctionner que lorsqu’un père assume ses responsabilités de chef de famille.

Le succès est un leitmotiv de la civilisation occidentale. Nous sommes constamment poussés, par ce qui nous entoure et par la façon dont nous sommes élevés, à rechercher le succès dans tout ce que nous faisons : dans notre métier, dans le sport,  dans nos vies privées. Il s’agit d’une puissante force de motivation. Cependant, aux yeux de Dieu, le succès est bien souvent mesuré avec un étalon tout à fait différent du nôtre.

Dans Ephésiens 6:4, Paul résume en un verset les responsabilités primordiales du père : « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfantsmais élevez-les en les corrigeant et en les avertissant selon le Seigneur. » Paul répète cet avertissement dans Colossiens 3:21 : « Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent ».

De façon directe, à nous qui sommes père : si nous avons du succès dans tous les domaines de notre vie, mais que nous échouions en tant que père, alors aux yeux de Dieu nous aurons échoué dans la vie

Si je résume les devoirs du père envers ses enfants que je viens d’évoquer, on peut les regrouper en deux : premièrement communiquer, secondement éduquer.

L’ordre est important. Si les voies de communication entre père et enfant ne sont pas maintenues ouvertes, le travail d’éducation du père sera difficile.

Il ne suffit pas au père d’instruire, il faut que l’enfant soit réceptif à cet enseignement. Pour cela, il faut maintenir la communication et il y a deux attitudes opposées que le père doit prévenir chez ses enfants. La rébellion d’un côté, et le découragement de l’autre.

Il lui faut donc donner de son temps et de son attention à chaque enfant. Il lui faut cultiver la personnalité individuelle de chaque enfant. Dans une famille, deux enfants ne sont jamais identiques. Une forme de discipline qui fera du bien à l’un, écrasera l’autre. L’un acceptera une forme de remontrances qui ne provoquera que de la rébellion chez l’autre.

 

Le foyer comme centre

Ce n’est pas seulement le Nouveau Testament qui donne cette responsabilité aux pères. Le même principe se retrouve dans toute la Bible. Dieu a déclaré, de façon semblable dans chacun des temps de la révélation, que la vie spirituelle se doit d’avoir le foyer comme centre. Deutéronome 11:18-21 nous en parle, à nous, parents, très directement : « Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. Et alors vos jours et les jours de vos enfants, dans le pays que l’Éternel a juré à vos pères de leur donner, seront aussi nombreux que les jours des cieux le seront au-dessus de la terre. »

Dieu nous donne en tant que pères, la responsabilité d’enseigner ses paroles et ses voies à nos enfants dans le foyer. Cette responsabilité ne peut être laissée à quelque institution « religieuse » particulière telle que l’église ou l’école du dimanche. En tant que parents, nous devons instruire nos enfants dans les paroles et les voies de Dieu, dans notre maison. Il n’est pas simplement question d’avoir un « autel de famille » ou un « culte de famille ».

Pour être efficaces, l’enseignement et la discipline spirituels doivent être continus. Dieu dit : « Quand tu seras assis, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. » C’est-à-dire en toute occasion. Je constate maintenant que ce dont mes enfants et petits-enfants se souviennent le plus, ce sont les moments où l’on était  simplement ensemble, où l’on a vécu des choses ensemble, et ils aiment toujours se retrouver ensemble.

On ne peut pas véritablement communiquer avec un enfant en cinq minutes. Souvent les choses les plus importantes sont dites alors qu’on s’y attend le moins, lors de moments non-structurés, dans le non dit, dans un regard, un sourire... Si ce genre de contact est inexistant, ces choses ne seront jamais dites. Il faut donc être prêt à leur consacrer du temps n’importe quand.

 

Le rôle du père

Le rôle du père dans le foyer est primordial. Il faut que le père prenne sa place, accepte ses responsabilités, et joue le rôle que Dieu veut pour lui, c’est-à-dire chef de sa maison.

Dans sa relation avec l’Eglise, Christ a trois rôles importants qui prolongent l’histoire du peuple juif et qui lui ont été délégués par Dieu le Père. Dans chaque maison, le père se tient dans une position semblable vis-à-vis de sa famille. Il y a trois principaux rôles qui lui ont été délégués par autorité divine, et dont il ne peut abdiquer devant Dieu : sacrificateur, prophète et roi dans sa maison.

En tant que sacrificateur, le père est appelé à intercéder pour sa famille. Il fait ceci en portant les besoins de sa famille à Dieu dans la prière, et en lui demandant protection et bénédiction. Il ne peut le faire sans foi. L’exercice de la foi de la part de sa famille n’est pas la moindre des responsabilités d’un père.

Dans l’Ancien Testament, ceci est illustré par l’ordonnance de la Pâque. C’était le devoir du père, dans chaque famille de tuer l’agneau du sacrifice et d’en répandre le sang sur les linteaux de la porte de sa maison (Exode 12:3-7).

Par cet acte d’obéissance, il obtenait la protection de Dieu pour toute sa famille. Dans le Nouveau Testament, ce même principe est illustré de façon dramatique dans Marc 9:20-27, où le père d’un garçon possédé vient à Jésus. L’implorant de venir au secours de son enfant, il lui dit : « Si tu peux quelque chose, viens à notre secours » (verset 22). Directement Jésus retourne la responsabilité de l’enfant vers le père et dit, « Si tu peux… tout est possible à celui qui croit » (verset 23). La délivrance de l’enfant dépendait de la foi du père.

En tant que prophète. Il doit représenter Dieu dans sa famille. Un père le fait, qu’il le veuille ou non, en bien ou en mal. La plupart de ceux qui sont engagés dans  le travail parmi les enfants, témoignent du fait que chaque enfant développe son impression de base sur Dieu d’après une seule source : son père. Alors pourquoi tant de jeunes ne veulent rien avoir à faire avec Dieu ?

En tant que roi.  le père est dans l’obligation de diriger sa maison de la part de Dieu. Lorsqu’il décrit les qualités du responsable d’église, Paul dit qu’il faut qu’il soit quelqu’un « qui dirige bien sa maison » (1 Tim 3:4). Le mot diriger indique l’exercice d’autorité pour gouverner. Acceptons une vérité simple. Si notre foi ne fonctionne pas à la maison, alors elle ne fonctionne pas, point final !

Le tragique désastre que vit la famille occidentale est celui de l’homme qui a rejeté tout cela. Certains ont déserté, et la grande majorité des hommes des pays occidentaux ont tourné le dos à leurs trois responsabilités primordiales : celle de mari, de père et de chef spirituel. Nous passons alors dans une société matriarcale, produisant à côté des machos. A la maison, comment est-ce que ça se passe : qui prie normalement avec les enfants le soir ? Qui les prépare pour aller à l’église ? Qui lit les histoires bibliques ? Qui prie lorsque les enfants sont malades ? Je vous laisse répondre

 

Ramener les cœurs

Constituant les dernières paroles à nous être adressées dans l’Ancien Testament, Malachie 4:5-6 contient une malédiction, mais aussi une promesse : « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit. »

Au travers de la révélation prophétique, la Bible dépeint ici le problème social le plus urgent de la période précédant la fin : des maisons divisées et déchirées par les dissensions et où parents et enfants sont séparés les uns des autres. C’est précisément à cette situation que nous sommes confrontés aujourd’hui. Y a-t-il moyen d’échapper à cette malédiction sur toute la terre ? Oui car Dieu promet d’envoyer une personne ayant un ministère qui « ramènera le cœur des pères à leurs fils et le cœur des fils à leurs pères. » Notez au passage que le premier mouvement est celui des pères !

. Ensuite, guidez votre famille vers tout ce que Dieu a entendu pour elle.

« Les choses anciennes sont passées,

voici toutes choses sont devenues nouvelles…»

 

A toutes et à tous, cette première question : Voulons-nous développer une vraie relation de Père à Enfant avec notre Dieu ? Avec ce père parfait qui est là pour nous protéger, éduquer, initier, séparer et nous appeler fils ou fille

A nous, les pères j’ai envie de lancer ce défi, aujourd’hui, car l’heure n’est plus à tergiverser, mais à se mettre en marche et à s’engager à :

  • Faire le point sur ma position réelle dans mon foyer
  • Accomplir mes fonctions paternelles fondamentales (protéger, éduquer, initier, séparer, transmettre)
  • Communiquer
  • Prendre du temps avec les miens

Plus précisément, dès cette semaine je m’engage à……

Daniel Delaune

 

Adresse

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2 rue du Moulin Enragé 76170 Lillebonne


Téléphone

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