Eglise Apostolique
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Dans quel but suis-je sauvé?

Peut-être vous posez-vous parfois cette question : « Dans quel but suis-je sauvé? » Ou bien « Pourquoi Dieu me laisse-t-il ici-bas une fois qu’il m’a sauvé? Pourquoi ne me reprend-il pas directement auprès de lui ? »


Peut-être que la réponse instinctive serait de dire :

  • nous avons un rôle à jouer envers ceux qui ne croient pas encore en Dieu, très certainement bien sûr.
  • nous ne sommes plus de ce monde, mais que nous devons porter témoignage au monde.

 

Je ne sais pas quel est votre ressenti à ce sujet,  mais bien souvent, depuis la  conversion, on nous parle de ça comme s’il s’agissait d’une responsabilité individuelle. Mais nous sommes tous responsables de porter témoignage là où Dieu nous a placés. Nous devons tous travailler chacun de notre côté en faisant, de temps en temps, des efforts collectifs.

 
Cependant, l’épître de Paul au Romains a une réponse à la question « Dans quel but suis-je sauvé? » dans le texte de
Romains Ch12 v 1 à 8
Peut-être que cela ne saute pas directement aux yeux, mais la réponse que Paul, inspiré par l’Esprit de Dieu, donne à notre question est : afin d’être une communauté pleine de vie.

 

C’est pour nous la période de rentrée, avec le ministère de notre Pasteur à Gaillefontaine les choses vont être réorganisées. Une rencontre des comités le samedi 5 septembre est d’ailleurs destinée à leur mise en place

 

 

Des enfants de Dieu pleins de vie.

 

En regardant les deux premiers versets de Romains 12, on constate que Paul a passé pas moins de 11 chapitres pour nous parler du plan de Dieu. Il a montré d’où nous venons et comment nous sommes passés d’ennemis de Dieu à des enfants biens aimés de Dieu. Il a parlé du péché, de la grâce, de la liberté, de la gloire à venir, de la justice, et bien sûr de la justification par la foi. Il a aussi exposé ce que signifiait d’être des enfants biens aimés. Mais le but de ces onze chapitres est mis en évidence dans les v.1-2 du chapitre 12. Si Jésus est mort sur la croix, c’est afin qu’il y ait en nous une abondance de vie. Afin que nous, les enfants biens aimés de Dieu, soyons pleins de vie. C’est-à-dire ce qui est bon, agréable et parfait.


Le Père n’a pas payé un tel prix et Jésus n’a pas subi de telles souffrances, uniquement pour que nous recevions un « laisser passer » pour le paradis. Jésus a offert sa vie afin qu’elle se répande en chacun des enfants de Dieu. Voilà pourquoi Jésus a dit à ses disciples qu’il était préférable qu’il s’en aille. Ainsi, maintenant, son Esprit, l’Esprit-Saint, vit en nous. Ainsi, la vie de Dieu est présente en nous. Chez l’un et chez l’autre, nous sommes frères et sœurs, avec un même père, nous sommes donc égaux.

 

Paul considéra cette œuvre en 1 Corinthiens 6:19 comme faisant de nous le sanctuaire, le temple de l’Esprit. Et ce terme, en grec, fait référence au lieu très Saint de Dieu. Celui où juste, une fois par an, le souverain sacrificateur seul pouvait entrer. Lui seul, pas d’accès possible pour les autres, mais maintenant le voile qui nous séparait de Dieu a été déchiré.

Ce lieu, c’est notre corps maintenant, c’est nous. La plénitude de la vie de Dieu est en nous ! Cela ne fait pas de nous des dieux, mais cela fait que par notre attitude, ceux qui nous entourent peuvent goûter Dieu.


C’est pourquoi Paul fera deux encouragements, à ceux qui ont reçu une telle grâce :

 

1. Offrir un culte à Dieu qui soit raisonnable

 

Bien que nous soyons l’objet d’une grâce qui nous dépasse de loin, elle nous responsabilise à offrir un culte à Dieu qui soit raisonnable. La raison en est simple : au nom de toute la bonté de Dieu, comme le dit Paul.
Nous l’avons vu, nous sommes l’objet de toute la bonté de Dieu. Cela devrait nous conduire inévitablement à une vie de reconnaissance.


Paul dira cela autrement au chapitre 2 : « La bonté de Dieu doit nous conduire à un changement radical » (v.4). Et le contexte est intéressant, car Paul s’adresse là à ceux qui justement sont l’objet de la grâce de Dieu, en tant que peuple élu. Mais le problème est qu’ils continuent à vivre comme si cela n’avait rien changé. Qu’ils continuent à vivre pour eux et non plus pour Dieu.


Ce premier encouragement est complété par le second :

 

2. Soyez transformé par le renouvellement de vos pensées

 

Le premier ennemi de la vie que nous voulons mener pour Dieu est la pensée. Au-delà des « je pense que ceci, je pense que cela… »

Qu'est-ce que rendre un culte à Dieu? Ce n’est pas à nous d’y répondre. Ce n’est pas à moi de décider ce qui plait à Dieu ou non, mais c’est à Lui de me le montrer. Et c’est là qu’intervient le renouvellement des pensées.
Cela signifie que nous devons laisser nos pensées être transformées. Nous devons laisser Dieu nous montrer ce que nous devons considérer comme bon et ce que nous devons considérer comme mauvais. C’est lui qui le fait.

 
Sans ce renouvellement de nos pensées, impossible de rendre un culte qui soit agréable à Dieu. Car peut-être estimons-nous faire un grand effort en venant le dimanche à l’Église alors qu’on préfèrerait rester au lit. Que c’est ça rendre un culte à Dieu. Qu’en choisissant de venir plutôt que de dormir, on fait un sacrifice pour Dieu. Alors que Dieu est en train de nous dire « Mon ami, il y a cette passion dans ta vie qui me met de côté, supprime là ». Si Jésus est mort pour nous, c’est afin que nous vivions cette vie dans laquelle il y a de la place pour que l’Esprit de Dieu puisse s’exprimer en renouvelant notre intelligence, nos pensées. Jésus est venu faire de nous des disciples pleins de vie capable de « discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréé et parfait ». Apprendre à discerner ce qui est bon pour nous.

 

Une transformation fondamentale. « Dieu au-dedans se voit au dehors » comme le chante notre sœur Anita Pearce!

 

Une communauté pleine de vie qui va me permettre de m’exprimer, de m’équilibrer

 

À partir du verset 3, Paul va nous parler du besoin fondamental du chrétien : trouver sa place au sein d’une communauté. Car si Paul s’adresse aux chrétiens de Rome, c’est afin de maintenir l’abondance de vie qu’il y a en eux.
Paul nous révèle une réalité fondamentale à la fin du v.5 : « nous faisons tous partie les uns des autres ».
Qu’on le veuille ou non, en nous faisant naître de nouveau, Dieu nous fait intégrer une grande famille au travers de laquelle Il nous rend interdépendants. Que je m’en rende compte ou non, j’ai besoin de mon frère et de ma sœur en Christ. Sans cela, je ne peux pas rendre un culte qui soit agréable à Dieu. Il n’y a pas de place, dans le plan de Dieu, pour le chrétien solitaire. L’église fait partie du plan divin. Nous avons tous besoin de l’autre comme l’autre a besoin de nous. C’est un constat qui ne demande pas notre opinion, c’est comme ça.


Mais Paul veut mettre les éléments à leur juste place. Au travers des versets.1-2, il établit le cadre de la communauté. Une communauté est composée de croyants pleins de vie. À partir de là, Paul en conclut que le rassemblement de chrétiens pleins de vie donnera forcément naissance à une communauté pleine de vie! Et dans les v.3-8, Paul veut mettre en avant un élément indispensable : pour qu’une communauté soit pleine de vie, il faut que les chrétiens pleins de vie soient à leur place.

 

Chacun a un rôle à jouer

 

Le verset 3 de ce chapitre 12 est très salutaire. En d’autres mots, Paul est en train de nous dire qu’il y a, non seulement du travail pour tous au sein de la communauté, mais que personne n’est appelé à tout faire !
C’est un peu comme dans le bâtiment. Quand on fait appel aux maçons, c’est dans le but de faire un travail de maçonnerie. Si je trouve les maçons en train de faire l’électricité, ça ne va pas. Même s’ils peuvent aussi être compétents dans ce domaine, je ne les ai pas appelés pour ça.
Dans l’Église c’est pareil. On peut tous faire plusieurs choses, mais quelle est celle pour laquelle Dieu m’appelle ? Car je ne serai jamais aussi efficace que là où Dieu me veut ! Le ministère dans l’Église c’est bien plus que d’accomplir une fonction, c’est l’incarner, la vivre. Finalement, c’est laisser Jésus accomplir ce ministère au travers de nous. Et s’Il veut que je sois là pour nettoyer l’église, alors c’est au travers de ce ministère que je pourrai bénir l’Église, c’est comme si Jésus lui-même nettoyait l’église. Nous ne prenons malheureusement pas suffisamment conscience de la grandeur de ces propos. C’est un sujet sensible, qui peut être « raisonnable ».


Si maintenant on commence à avoir une haute estime de soi, on risque alors de ne pas être à notre place. Et donc, le travail que l’on fera ne portera pas le fruit voulu de Dieu.
On doit vraiment prendre conscience de cette réalité. On a besoin que Dieu renouvelle notre pensée à ce sujet-là. Qui suis-je à tes yeux Seigneur? Quelle est ma place au sein de ma communauté? Alors que les activités se préparent, c’est une bonne question, où me veux-tu Seigneur? que je ne tombe ni dans la rengaine, ni dans l’activisme!


Vous savez comment faire pour recevoir la réponse? Participez activement à la vie de la communauté. Allez là où l’on demande de l’aide et laissez les autres être témoins de l’œuvre de Dieu au travers de vous. Un ministère ne s’acquière jamais en le réclamant, il est toujours reconnu par ceux qui nous entourent.
Dès l’instant où l’on a trouvé sa place, alors c’est comme si un coffre au trésor était ouvert au milieu de l’église dans lequel chacun peut puiser une part de richesse.


La seule chose que Dieu nous demande c’est d’être un canal au travers duquel il pourra déverser tout ce qu’Il veut. C’est notre responsabilité de garder ce canal propre. C’est celle de Dieu de bénir ce que nous faisons pour Lui. En étant à notre place et non à celle d’un autre, nous aurons déjà fait un gros nettoyage du canal que nous sommes et la bénédiction de Dieu coulera au travers de notre service.
 

L’unité dans la diversité, chacun à sa place

 

On peut se poser la question: « Pourquoi notre rôle est-il limité ? Pourquoi ne puis-je pas tout faire? » La réponse est simple: il a plu à Dieu de construire son Église à l’image d’un corps. Cette image est très riche et nous enseigne à vivre l’unité dans la diversité.

Là aussi notre pensée doit être renouvelée. Je dois prendre conscience que je fais partie d’un tout. On m’a appris, avec justesse, que Jésus est mort pour moi. Mais je ne dois pas croire qu’Il n’est mort que pour moi. Jésus est mort dans le but de construire son Église. Et qu’en mourant pour moi, Jésus me permet de devenir un membre à part entière de son corps.
Ainsi Paul dira « Nous sommes un seul corps dans le Christ ». Cela signifie que si nous voulons vivre pleinement en relation avec Jésus, nous ne pouvons pas nous passer de son corps. Nous ne pouvons pas nous passer des uns et des autres. Car Jésus vit aussi au travers de son corps. Il s’exprime au travers de lui également.
L’organisation du corps est telle que chaque membre, vaisseau, organe, etc. est à sa place. Nous avons des milliards d’éléments qui composent notre corps. Il y a une diversité incroyable d’éléments. Et le résultat s’exprime au travers de l’unité.


Si maintenant je décide d’aller courir, c’est tout mon corps qui est sollicité dans un but commun : allez courir. Et si mes yeux disent « Oh, pas besoin de nous pour courir hein, on se repose un peu! » Je ne suis pas sûr que l’on puisse courir bien longtemps. Quand tout notre corps travaille dans l’unité, l’homme est capable de réaliser des prouesses! Les jambes bien sûr, mais aussi les bras, le cœur, les poumons… la sudation! sont mis en action.
C’est exactement la même chose avec le corps de Christ. Voilà pourquoi chacun doit veiller à être à la bonne place et non pas à la place d’un autre membre. Ainsi, nous laissons place à l’harmonie et non à l’anarchie.


Mais l’apôtre va plus loin en disant, comme nous l’avons lu au début : « nous faisons tous partie les uns des autres ». Ne pensons pas qu’en ne faisant pas notre travail, cela ne concerne que nous et Dieu. Cela concerne aussi nos frères et sœurs de la communauté. Si vous connaissez quelqu’un qui a une infirmité comme la paralysie (ou l’absence) d’un bras par exemple. Ca ne l’empêche pas de vivre, mais c’est incroyable de voir tout ce que cette personne ne peut plus faire normalement juste parce qu’un membre ne peut plus fonctionner correctement.


L’Église est davantage handicapée quand un membre n’est pas actif plutôt que lorsqu’un membre n’est pas à sa place. Car lorsqu’un membre n’est plus actif, non seulement cela devient une charge pour tout le reste du corps, mais en plus, c’est un danger pour le membre inactif qui commence doucement à dépérir.


« Nous faisons tous partie les uns des autres » nous rappelle que nous avons tous une responsabilité les uns envers les autres. Et cela va encore plus loin. Le ministère que je reçois n’a pas pour but de me bénir, mais de bénir l’autre. Là aussi l’image du corps est pertinente. Quand vous avez une démangeaison à votre coude droit, n’est-ce pas avec la main gauche que vous vous grattez? Ce dont un membre a besoin, il le trouvera auprès des autres membres.


Certainement que beaucoup de prières ne trouveront leur exaucement qu’au travers d’une telle dynamique de vie au sein de la communauté.
Nous avons un Seigneur extraordinaire bien sûr? Il a pensé à tout! Il nous a placés au sein d’un corps qui nous donnera tout ce dont nous avons besoin pour avancer et vivre et pour, à notre tour, apporter au reste du corps ce dont il a besoin.


Combien de fois n’avons-nous pas demandé des choses à Dieu qui nous ont déjà été données au sein du corps qu’est la communauté? Un jour viendra où notre Seigneur reviendra et nous demandera: « Qu’as-tu fait du don que je t’ai confié? Étais-tu un membre mort, paralysé, ou un membre actif? » (cf. la parabole des talents).
Comprenons-nous le raisonnement de l’apôtre Paul? Le culte que nous devons rendre à Dieu passe aussi par une vie active au sein de notre communauté. Ainsi nous recevrons ce qui est nécessaire à notre croissance, et nous apporterons ce qui est nécessaire à la croissance des autres. Le tout apportera la gloire à notre Seigneur, car Il pourra alors faire briller son nom en mettant en mouvement le corps que nous formons.


Il y a cependant un dernier point important qui concerne la pratique des divers dons. Car dans la liste présente dans le v.6-8 il y a des dons assez particuliers. Son but est justement de parler de la pratique des charismes, des dons.

 

Cependant, on peut diviser cette liste en deux parties: les dons liés à la Parole (les deux premiers) et les dons liés au service plus matériel, plus pratique (les trois derniers). D’ailleurs, ce regroupement, Paul le fait déjà au v.6 où il met en avant les deux catégories. Le ministère de la parole, qu’il considère comme un ministère prophétique (c’est-à-dire être à l’écoute de l’Esprit pour l’enseignement et l’encouragement) et le ministère diaconal comme un ministère de service.


Mais en y regardant de plus près ce qui importe pour Paul avant tout, ce n’est pas tant la forme de notre ministère, mais bien plus le fond. En d’autres mots, ne nous attendons pas à servir avec perfection et ne nous attendons pas à ce que le service des autres soit dans la perfection. On fait tous des erreurs. Mais Jésus Christ est tout puissant pour bénir malgré nos faiblesses, malgré nos erreurs. La seule chose qu’Il demande c’est que nous soyons à notre place et sincère dans notre service.

 

Conclusion

 

En tant que communauté, Dieu a le désir de répandre sa vie au milieu de nous. Je ne le dis pas comme si cela n’était pas déjà vécu. Mais je voudrais vous encourager à persévérer. Ça vaut la peine de se battre pour le bien de la communauté ; elle est ce qu’on a de plus précieux. Elle est notre véritable famille. C’est là que nous trouvons nos relations profondes.

En cette période de rentrée, prenons le temps de nous placer devant le Seigneur pour comprendre (avec notre raison aussi), ce qu’il attend de nous, quelle est notre place, car, je le répète, chacun en a une particulière.
 

Daniel Delaune

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