Eglise Apostolique
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Culte du dimanche  25 février 2018

                                                                                              

Le chemin de l’humilité

Phil 2.1-11

Notre approche humaine de la justice nous amène à défendre nos droits, les faire valoir. Nous avons besoin de reconnaissance. Notre identité passe par la reconnaissance de nos besoins fondamentaux par les autres.

La veuve et le juge inique de Luc 18 met en évidence la considération de la personne. Si personne ne se met en peine de mon problème, de ma souffrance, je n’existe pas vraiment dans les yeux des autres.

On a parfois envie de crier: Mais vous ne voyez pas que j’ai mal. Tout en se disant que ça ne sert à rien de crier, personne ne veut vraiment m’entendre.

Quand on n’est pas entendu par la voie du dialogue, alors on risque d’emprunter d’autres chemins, d’autres formes d’expressions:

  • La violence verbale ou physique, la consommation de stupéfiant, d’alcool pour calmer des colères.
  • La reproduction du mal vécu sur les autres.

On s’identifie à notre souffrance, elle devient nous et elle nous enferme dans le repli sur soi.

Job exprime bien la revendication. Il dit ne pas mériter ce qui lui arrive, c’est injuste, surtout quand on ne voit pas ce que l’on a fait pour en arriver là. Et ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas qu’il n’y a pas de responsabilités engagées.

 

Comment Jésus gère t-il ces choses ?

Phil 2.5

Sa nature, sa condition divine

Prenez exemple sur lui.                                                                                                                Il sait qui il est et n’a pas besoin de le revendiquer et s’il ne le revendique pas c’est qu’il n’est pas dans le manque.

Christ est Dieu. Il est de nature divine. Et cette nature le rend profondément confiant face aux injustices, aux violences, au rejet, au mépris. Même si la réponse n’est pas instantanée, elle est certaine.                                                      La revendication ne lui est d’aucun recours. Ce n’est pas sur la revendication de son droit à exister qu’il s’appuie. Il s’appuie sur la nature divine et il n’a pas à s’en méfier. Il est dans une logique mathématique de la foi.

2 Cor 5.17: Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Il s’agit d’une autre façon de vivre, de se comporter, de penser, de parler, de réagir.                                                                                                                                MT 5-7: Le sermon sur la montagne. MT 5.21: Vous avez entendu que… Mais moi je vous dis. Et Jésus nous entraîne sur un autre terrain, dans un autre monde. Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemis, mais moi je vous : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien a ceux qui vous déteste…

Nous sommes appelés à vivre dans d’autre dimensions, à nous élever au dessus des lois charnelles qui régissent ce monde. A prendre des contre pieds à toute logique humaine déchue.                                                                                              Nous pensons souvent que ce que Jésus nous propose est un chemin de faiblesses, de souffre douleur, de béni oui oui et cela nous insupporte souvent.    Il faut au contraire beaucoup de force pour vivre cela et ne pas sombrer.

 

Le chemin de la descente. Il s’est dépouillé lui-même.

C’est à une autre dimension qu’il nous appelle par son exemple.                               C’est le chemin du mouvement vers le bas, descendre. Dans nos rapports avec lui et avec les autres.

C’est l’acceptation de l’injustice humaine pour s’en remettre à la justice divine. C’est le lâcher prise sur nos richesses, nos droits. Encaisser par la foi.

Il s’est dépouiller lui-même, c’est son choix. C’est une attitude sciemment empruntée. Il aurait pu ne pas le faire mais il a choisit de le faire. Généralement on dépouille les autres ou on se fait dépouiller par les autres mais on choisit rarement de se dépouiller nous-même.                                                                       On pense plus facilement qu’il faut défendre sa cause, argumenter, entrer dans le rapport de force.

Dans le royaume de Dieu, les lois spirituelles, les chemins de victoires ne sont pas ceux de notre monde déchu, de notre nature déchue.

Dans nos rapports quotidiens, souvenons-nous de ces principes spirituels pratiqué par Jésus. Pour les vivre pleinement et non par stratégie.                       « Si je descends, c’est pour mieux dominer sur l’autre » mais au fond on ne perd pas de vue nos objectifs. Un peu comme une formule mathématique, utiliser ces stratégies pour mieux réussir.

Il nous faut aspirer à devenir comme Jésus, sans calculs mais habité du véritable amour de Dieu. Avec des motifs purifiés, sains.

Au travail, A la maison, dans les familles

 

Il est devenu semblable aux hommes.

Descendre, c’est chercher à rejoindre l’autre dans sa misère, dans la boue de son péché. Chercher à le comprendre; Aller au-delà de l’apparence, de la surface, aller en profondeur et chercher à le rejoindre sur le terrain de sa vie et de sa condition.

James Irwin, astronaute américain a dit: La plus grande chose dans l’histoire de l’humanité, ce n’est pas que l’homme ait marcher sur la lune mais que Dieu ait marcher sur la terre en la personne de Christ.

C’est le mystère de l’incarnation. Dans la nature humaine, il n’y a pas de rois qui décident de se faire mendiant pour rejoindre la condition des mendiants et les aider à sortir de leur mendicité.                                                                                         Il n’y a pas de rois qui laissent sa place d’autorité pour rejoindre les faibles.           Il n’y a pas de juge ou d’avocat qui choisit de vivre en prison pour être un modèle à suivre et sortir les meurtriers de leur condamnation en prenant leur condition.                                                                                                                                        Il n’y a pas de patron qui se dépouille de ses revenus pour enrichir ses ouvriers. Le jeune homme riche: Va vends tout ce que tu as et suis moi.                                      Il n’y a pas de médecin qui prendra la place de ses malades pour les rejoindre dans leurs souffrances.

Es 53:

Jésus nous a rejoins sur les terrains de nos douleurs, de nos souffrances, du mépris et du rejet, de l’inconsidération, de l’anonymat, de nos maladies, de nos blessures, de la punition. De l’égarement, de la maltraitance, de l’humiliation publique, de la honte, de nos faiblesses et de notre impuissance; le brisement, la culpabilité, de la violence et de la tromperie. En allant jusqu’au bout: la mort.

Il a fait ce chemin pour nous et avec nous et il est même aller plus loin.

Le modèle, c‘est le dépouillement. C’est être démuni, dégarni de ce qui nous couvre. C’est le symbole même de la circoncision. Le dépouillement de ce que nous pensons qui nous protège mais qui en réalité nous enferme dans l’impureté avec le risque d’infection.

Combien de situation auxquelles nous sommes accrochées pensant qu’elles sont des richesses et des protections alors qu’elles nous appauvrissent et nous souillent. Nous détruisent.

 

C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé.

C’est pourquoi est l’expression d’une conséquence mathématique. Dieu élève ceux qui s’abaissent, il relève ceux qui se sont abaissés volontairement.

La justice vient après l’injustice                                                                                                    La résurrection vient après la mort.                                                                                         La délivrance fait suite à la captivité.                                                                                      L’élévation vient après l’abaissement volontaire.                                                                  La victoire vient après le combat.

Le genou qui fléchit exprime qu’un jour vient ou de gré ou de force il devra y avoir un abaissement. Mieux vaut qu’il soit volontaire.

1 Pie 5.5 : Dans tous vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.

 

Nous sommes appelés à quitter des modes fonctionnements, des mentalités, des habitudes profondément ancrées pour entrer dans le monde de Dieu.

Vivre autrement, de façon supérieure et ce mode de vie passe par l’abaissement volontaire, à rejoindre l’autre dans sa condition plutôt que de revendiquer nos droits face à lui et vivre dans la foi que la nature divine ne meurt pas, ne perd pas. Elle est toujours victorieuse.

C’est un choix de vie, c’est ça qu’exprime que les choses anciennes sont passées et le nouveau de Dieu.

Luc Leprevost

 

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