Eglise Apostolique
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Culte du dimanche 26 novembre 2017

Un Dieu de miséricorde et de grâce

                                 Jonas 4:1-11

 

Wikipédia nous dit que pour les chrétiens, le livre de Jonas a, outre les thèmes du repentir et du pardon, l'intérêt d'enseigner que les révélations prophétiques n'ont pas un caractère inéluctable qui priverait de liberté les hommes et Dieu. Elles ne sont pas faites dans le but de punir mais de sauver ou de modifier les « façons de voir ». Dieu n'est pas vu comme « vengeur » mais comme un « père » pour tous.
La lecture chrétienne du livre de Jonas a toujours vu dans ce prophète une préfiguration du Christ. Comme Jésus, il va dans le « ventre de la mort », et il en ressort au bout de trois jours. Comme lui, il prêche la Bonne Nouvelle aux païens.
En effet, de même que Jonas passa trois jours dans le ventre du monstre marin, de la même façon le Christ passa trois jours dans les entrailles de la terre:

« Car, comme Jonas fut dans le ventre du cétacé trois jours et trois nuits, ainsi le fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. » (Mt 12,40).

En effet, les signes donnés par Jésus ne sont pas compris par les responsables de son peuple. Ils seront compris par ceux de l’« autre rive », les païens. Avec Jésus-Jonas, le conversion de Ninive se renouvelle et s'accomplit:

« Lors du jugement, les hommes de Ninive se lèveront avec cette génération et ils la condamneront, car ils se sont convertis à la prédication de Jonas ; eh bien ! ici il y a plus que Jonas..» (Mt 12,41-42).

 

4.1  Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité.

4.2  Il implora l'Éternel, et il dit: Ah! Éternel, n'est-ce pas ce que je disais quand j'étais encore dans mon pays? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.

4.3  Maintenant, Éternel, prends-moi donc la vie, car la mort m'est préférable à la vie.

4.4  L'Éternel répondit: Fais-tu bien de t'irriter?

4.5  Et Jonas sortit de la ville, et s'assit à l'orient de la ville, Là il se fit une cabane, et s'y tint à l'ombre, jusqu'à ce qu'il vît ce qui arriverait dans la ville.

4.6  L'Éternel Dieu fit croître un ricin, qui s'éleva au-dessus de Jonas, pour donner de l'ombre sur sa tête et pour lui ôter son irritation. Jonas éprouva une grande joie à cause de ce ricin.

4.7  Mais le lendemain, à l'aurore, Dieu fit venir un ver qui piqua le ricin, et le ricin sécha.

4.8  Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent chaud d'orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, au point qu'il tomba en défaillance. Il demanda la mort, et dit: La mort m'est préférable à la vie.

4.9  Dieu dit à Jonas: Fais-tu bien de t'irriter à cause du ricin? Il répondit: Je fais bien de m'irriter jusqu'à la mort.

4.10  Et l'Éternel dit: Tu as pitié du ricin qui ne t'a coûté aucune peine et que tu n'as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit.

4.11  Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!

 

 

Quand on regarde des films de Hollywood on constate qu’ils finissent, presque toujours, de la même manière: Toutes les relations entre tous les participants, parents et enfants, enfants et enfants, parents et parents et tous les autres sont réparées à la fin. Le héros a sauvé la damoiselle en détresse. Les méchants sont vaincus et tout le monde vit heureux.

Quand nous arrivons à la fin de chapitre 3 du livre de Jonas il semble que tout le monde va vivre heureux à jamais. C'est comme un véritable film de Hollywood.

Jonas, le prophète qui s'est enfui de Dieu est restauré et réconcilié avec Dieu. Le peuple de la ville de Ninive s'est repenti et la ville de Ninive a été sauvée. Le dernier verset du chapitre 3 nous montre que "Dieu vit qu'ils agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu'il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas." Dieu a vu le changement de cœur et d'action chez les Ninivites et il a décidé de ne pas détruire la ville. Au moment dont nous parlons, même Dieu est satisfait avec l'histoire.

 

Personnellement, si j'avais écrit ce livre je l'aurais arrêté à ce point-là. Tout semble être résolu, mais nous avons la petite question de chapitre 4.

Dans les livres pour les enfants qui racontent l'histoire de Jonas ce chapitre est souvent ignoré. Il est souvent évité parce que nous avons peur qu'il soit un peu difficile. L'histoire continue mais pas d’une façon très confortable. Nous avons l'impression que les choses peuvent mal tourner parce que Jonas se met en colère contre Dieu.

Le chapitre 4 est un chapitre de contrastes. Nous y trouvons la colère de Jonas comparée à la patience de Dieu. Il y a aussi l'amertume de Jonas face à la miséricorde de Dieu. Jonas croyait que Ninive méritait d'être détruite. Il a voulu que Ninive soit détruite parce que les Ninivites étaient le pire ennemi qu'Israël n'ait jamais connu. La destruction de Ninive signifierait très certainement alors la paix pour Israël.

 

Le chapitre 3 raconte ce qui s'est passé à Ninive quand Jonas est allé parler dans la grande ville. En effet, le message de Jonas était assez court, en fait, il n’a donné seulement qu’un avertissement "Encore quarante jours, et Ninive sera détruite!" Jonas ne donne pas d'espérance aux Ninivites. Il n'ajoute pas « Si vous ne vous repentez pas ». Après son refus d’obtempérer à Dieu, Il espérait certainement secrètement, qu'il n'y ait aucun changement de cœur chez les Ninivites. Mais pour celles et ceux qui ont entendu le message et qui ont cru à ce que Jonas disait, j'imagine qu'eux, espéraient que la repentance pourrait  changer la situation.

 

Le message de Jonas est arrivé aux oreilles du Roi de Ninive et il a fait une proclamation à son peuple que nous pouvons lire aux versets 7 à 9 du chapitre 3: "Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d'eau! Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu'ils crient à Dieu avec force, et qu'ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables! Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s'il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point?"

 

La ville s'est repentie et pour Jonas toute cette histoire avec la ville de Ninive n'a pas été résolue comme il le voulait. Il s'attendait à voir la destruction entière de Ninive. Il a fait ce que Dieu lui a demandé. Il est allé à Ninive. Il a prêché le message que Dieu lui avait donné. Et la ville est toujours là quarante jours plus tard. Jonas n'est pas content, c’est le moins qu’on puisse dire!.

C'est quoi son problème? Jonas pensait que le salut appartenait seulement au peuple d'Israël. Il se demandait "Comment Dieu ose-t-il offrir le salut à un autre peuple? Ce peuple qui est l'ennemi d'Israël en plus!"

Dans la pensée juive, le peuple particulier de Dieu est devenu le peuple exclusif de Dieu. Ils étaient, selon leurs propres idées, les seuls à mériter la faveur de Dieu. L'évidence de la miséricorde de Dieu envers Ninive était une offense pour Jonas. Comme résultat Jonas se met en colère contre Dieu.

 

"Ah! Eternel, n'est-ce pas ce que je disais quand j'étais encore dans mon pays? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal." Sur les lèvres de Jonas le caractère merveilleux de Dieu est méprisé. On peut imaginer qu'il a craché les mots à Dieu dans son irritation. Ce prophète qui a crié "Le salut vient de l'Eternel" quand il était dans le ventre du grand poisson nous montre qu'il met cependant des limites à ceux qui peuvent recevoir ce salut.

Jonas est si hors de lui qu'il a même dit "Maintenant, Eternel, prends-moi donc la vie, car la mort m'est préférable à la vie." Si Dieu ne détruit pas Ninive il n'y a aucune raison de vivre ! Et Dieu pose une question: "Jonas, fais-tu bien de t'irriter?"  Jonas n'a aucune réponse bien sûr.

 

Parfois nous préjugeons d’une situation ou d’une personne. Nous avons décidé qu'elle mérite une certaine réponse de la part de Dieu, à cause de ce qu'elles sont ou de ce qu'elles ont fait. Et puis Dieu, lui, fait quelque chose qui est tout à fait selon son caractère mais qui est tout à fait contre nos désirs. Nous nous irritons même à cause de cela parfois.

 

Parfois Dieu bénit quelqu'un d'autre et c'est peut-être quelqu'un que je n'aime pas trop, chrétien ou non d’ailleurs. Comment est-ce que je réagis? Quelle est ma réaction? Est-ce que je suis sincèrement heureux pour cette personne ou est-ce que je deviens jaloux, même juste un petit peu? Nous ne sommes pas très loin de l'attitude de Jonas parfois.

 

Quand Dieu a posé sa question "Jonas, fais-tu bien de t'irriter" il est évident que la réponse aurait dû été, simplement, "Non".
Jonas aurait dû être heureux, toute une ville ait été sauvée par la grâce de Dieu.
Jonas aurait dû être selon le cœur de son Dieu.
Jonas aurait dû être capable de voir les choses comme Dieu les voyait.
Mais il ne peut pas les voir ainsi et il prend la mouche et sort de la ville. Jonas sort de la ville de Ninive et selon le verset 5 "s'assit à l'orient de la ville, Là il se fit une cabane, et s'y tint à l'ombre, jusqu'à ce qu'il vît ce qui arriverait dans la ville."

 

Chaque jour qui passait la miséricorde de Dieu se révélait plus clairement. Et chaque jour qui passait la colère et l'irritation de Jonas augmentaient.

Maintenant voyons la patience de Dieu par opposition à la colère de Jonas. Au lieu de châtier son prophète obstiné, Dieu le bénit. Il fait croître un ricin pour lui fournir l'ombrage. Dieu le bénit mais il essaye aussi de faire comprendre à son prophète que son plan pour le monde est beaucoup plus large que Jonas n'aurait jamais pu le croire.

Le ricin est apparu pendant la nuit et Jonas est très heureux de le voir le matin. Le verset 6 dit qu'il "éprouva une grande joie à cause de ce ricin." Notons au passage que la graine de ricin est un purgatif puissant, très irritant ! Jonas était joyeux et heureux pour la première fois depuis assez longtemps. Le lendemain Dieu envoie un ver qui pique le ricin. Le ricin sèche et meurt. Puis Dieu fait souffler un vent chaud d'orient.

Imaginez le scénario un instant : Jonas prépare une cabane pour se protéger du soleil dans un pays bien chaud. Quand c'est fini il est fier de son travail et il s'assoit pour voir ce qui va se passer à Ninive. Il est aux premières loges. Peut-être que Dieu va les détruire après tout. Quand il se réveille le lendemain de son travail ardu la découverte du nouveau ricin est une excellente surprise. "Merci Dieu,  tu es très gentil!"  Le ricin lui donne de l'ombre pendant encore une journée chaude. Dieu ne détruit pas Ninive. Le lendemain Jonas se lève, Ninive est encore là, malheureusement.

 Sa cabane est encore là, elle a été bien construite, et le ricin, où est le ricin ? Il fait des recherches mais il ne doit pas aller bien loin. Sa belle plante est tombée derrière la cabane,  morte. Il s'assied. Il a la frousse. Et puis le vent souffle. Mais ce n'est pas un vent doux qui rafraîchit, c'est un vent chaud. C'est un vent qui roussit la peau. Un vent qui étouffe. Le vent avive, le sable  tourbillonne autour de la cabane, autour de Jonas. Il faut y ajouter aussi le soleil qui brille. C'est un scénario catastrophe. "C'est trop! Assez! La mort m'est préférable à la vie."

Jonas est si préoccupé par le problème de son ricin qu'il ne voit pas la miséricorde de Dieu autour de lui. Jonas n'a rien fait pour mériter le ricin. Il n'a rien fait pour le cultiver mais il pique une furieuse colère quand le ricin est repris par Dieu. Une ville repentante ne touche pas le cœur de Jonas parce que son ricin est mort.

Encore une fois Dieu lui pose une question, entièrement semblable à la première: "Fais-tu bien de t'irriter à cause du ricin?" La réponse de Jonas est étonnante: "Il répondit: Je fais bien de m'irriter jusqu'à la mort." Il semble que Jonas n'ait rien compris. Il a expérimenté la grâce et la miséricorde de Dieu pour lui-même mais il ne peut pas comprendre que Dieu ait la liberté de répandre son amour et sa grâce sur qui il choisit.

Encore une fois le problème de Jonas est qu’Il n’était pas capable de voir comment Dieu pouvait aimer un autre peuple qu'Israël. Dans ses pensées c'est Dieu le problème.
Dieu est trop compatissant, Ninive mérite la destruction. Comment est-ce que c'est possible que Dieu leur ait offert sa miséricorde et sa grâce?

Dieu lui répond: "Et l'Eternel dit: Tu as pitié du ricin qui ne t'a coûté aucune peine et que tu n'as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!"

"Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive?"

Enfin Dieu explique à son prophète qu'il a tort, qu'il est aveugle concernant la situation. Jonas n'a rien fait pour avoir le ricin mais, quand même, il a eu pitié du ricin. Dieu a fait Ninive. Le peuple, malgré son état et son péché, est sa création. Il a eu pitié d'un peuple repentant. Dieu dit du peuple de Ninive "qu’ils ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche" Pas qu’Ils étaient  des demeurés qui se perdent à deux rues de leurs maisons mais qu'ils étaient ignorants de Dieu de ses lois et de ses commandements. Mais, malgré ce fait, quand Jonas est venu en prêchant ils se sont repentis.

 

Le chapitre 4 induit une question. Une grande question qui a des implications : à savoir comment nous réagissons dans notre société en tant que Chrétiens. Cette question nous est aussi posée : savoir comment nous vivons dans l'église ? La question c'est "Osons-nous condamner ceux que Dieu a décidé de sauver?"

C'est une grande question et notre réponse immédiate est "je ne condamne personne." Donc, quel est l'impact de cette question dans la vie quotidienne ?

 

La première question:

Est-ce que je partage l'évangile, la bonne nouvelle, avec n'importe qui? Ou est-ce qu'il y a certains que  je suis tenté de laisser de côté?
Il faut y réfléchir, il faut être honnête avec soi-même. Je crois aussi que l'église, en général, doit être honnête avec elle-même. Dans son évangélisation elle vise souvent ceux et celles qui sont déjà comme elle-même. Elle est hésitante à aller vers les gens qui sont, déjà, plus marginalisés dans la société. Sommes-nous prêts à accueillir celles et ceux qui ont été rejetés ailleurs et qui nous rendent, peut-être, un peu mal à l'aise?

Je pose la question, je ne donne pas de réponse! Par exemple, si je parle avec telle ou telle personne et s'il devient chrétien je vais le voir régulièrement à l'église. Il va venir, peut-être, aussi à la réunion de prière. Il va me regarder. Il va voir comment je vis ma vie chrétienne. Il va me poser des questions difficiles. Il va mettre en question, peut-être, ma façon d'être chrétien et pire… il va rencontrer tous les autres gens de l'église!
Jonas n'a pas voulu partager une bonne nouvelle avec Ninive parce qu'il était possible qu'ils l'acceptent. Les Ninivites deviendraient alors un peuple comme Israël. Ninive partagerait les mêmes bénédictions qu'Israël.

Il y a des gens que nous trouvons difficiles, des gens que nous n'aimons pas, si nous sommes honnêtes, et cela pour diverses raisons. Mais avons-nous le droit de leur cacher l'évangile ? Comme quelqu'un a dit "Nous pouvons choisir nos amis mais nous ne pouvons pas choisir notre famille". Dans l'église de Jésus Christ nous sommes une famille. Ce n'est pas un club où nous pouvons décider qui peut s'inscrire ou non.

 

La deuxième question:

Est-ce que je comprends que je ne mérite pas plus qu'un autre l'amour et la compassion de Dieu?

Je n'ai aucun statut spécial ou supérieur aux yeux de Dieu par rapport à mon frère ou ma sœur dans l'église, par rapport à mon voisin, par rapport aux gens qui sont autour de moi. Dieu m'aime beaucoup, mais pas plus que d'autres. Il faut dire aussi, mais qu'il n'aime pas d'autres plus que moi.
Jonas était sûr que Dieu aimait Israël. Et c'était vrai, il avait raison. Mais Dieu aimait Ninive aussi et Jonas comprenait difficilement ce fait. Son attitude a montré qu’il avait un dédain pour le peuple de Ninive, dédain que Dieu ne partageait pas.

C’est, à mes yeux, très important de considérer comment nous voyons celles et ceux qui sont en dehors de l'église, celles et ceux qui ne connaissent pas le Seigneur ou qui appartiennent à une autre église. Nous ne pouvons pas traiter de haut les autres parce qu’ils n’ont pas une relation avec Dieu telle que la nôtre.

Mais il y a quelque chose ici pour l'église aussi. Est-ce que nous comprenons la miséricorde et la grâce de Dieu?

Nous sommes tous héritiers de la grâce et de la miséricorde de Dieu. Par sa miséricorde nous n'avons pas reçu ce que nous méritions, à savoir la punition pour notre péché. Mais, par sa grâce nous avons reçu ce que nous ne méritons pas: le salut.

C'est comme cela que Dieu nous voit: nous sommes objets de sa miséricorde et de sa grâce. C'est son attitude envers nous, elle est motivée par son amour. Et c'est l'attitude qu’il nous faut avoir les uns envers les autres. Nous pouvons vivre et montrer la miséricorde et la grâce de Dieu dans ce nous faisons et ce que nous disons au sein de l'église, et tout cela est fondé sur l'amour de Dieu.

C'est l'amour dont l'Apôtre Jean parle quand il cite les paroles du Seigneur "Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres."

C'est l'amour dont l'Apôtre Paul parle dans le passage inoubliable de 1 Corinthiens 13: "L'amour est patient, l'amour est bon, il n'a pas de passion jalouse; l'amour ne se vante pas, il ne se gonfle pas d'orgueil, il ne fait rien d'inconvenant, il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s'irrite pas, il ne tient pas compte du mal;
il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit avec la vérité; il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout."

Ce sont là la miséricorde et la grâce en action.

 

La troisième question:

Est-ce que je peux comprendre là que mon Dieu est le Dieu de la deuxième chance et de la troisième chance, et de la quatrième chance ?

Et nous pouvons continuer plus loin. Au chapitre 4 Jonas s'est trompé encore une fois. Sa colère est un sentiment amer, après avoir vu la miséricorde de Dieu. Cependant, Dieu use de patience envers lui.

Nous ne savons pas ce qui s'est passé chez Jonas après cette histoire. Peut-être qu'il s'est repenti encore une fois. Peut-être qu'il est resté dans sa colère et son amertume envers Dieu et Ninive. Mais il est clair que Dieu a voulu que Jonas comprenne même une deuxième ou une troisième fois que Dieu est un Dieu de patience et de miséricorde, plein de grâce. Est-ce que c'est diffèrent chez nous ou chez les autres ?
A part les implications déjà mentionnées pour notre vie chrétienne et notre vie d'église ce chapitre du livre de Jonas nous appelle vraiment à nous engager dans l'évangélisation. Dieu veut que ce monde entende la bonne nouvelle de Jésus Christ, sa mort, sa résurrection et la promesse de la vie éternelle pour quiconque croit en lui.

La bonne nouvelle de la grâce et de la miséricorde de Dieu n'était pas limitée à Israël même dans l'Ancien Testament. Dieu a voulu qu'Israël soit une lumière pour toutes les nations. Sa bonne nouvelle n'est pas limitée à nous aujourd'hui. Nous sommes la lumière pour notre génération, pour notre monde. La bonne nouvelle est pour un monde en train de périr dans son péché et son rejet de Dieu. Nous pouvons répondre comme Jonas en disant 'Non'. Je peux garder ma foi pour moi même, pour l'église le dimanche. Ou je peux donner librement aux autres ce qui m'a été donné librement.


A la fin, cette histoire est centrée sur Dieu. Jonas passe à l'arrière-plan et nous avons Dieu au centre de la scène. "Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive?"

L'histoire de Jonas est l'histoire de Dieu. C'est l'histoire de la miséricorde, la grâce et l'amour de Dieu étendus aux plus mauvais pécheurs et aussi même au peuple de Dieu. Romains 5 verset 6 nous dit que "lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies." Jésus est mort pour nous,  pécheurs comme les Ninivites, pécheurs comme Jonas. Dieu a eu pitié de nous. Ayons aussi pitié des autres.

Daniel delaune

 

 

 

 

 

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