Eglise Apostolique
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Culte du 30 août 2015

Je voudrais vous parler d’un parler d’un berger en Israël. Ce n’est pas forcément lui qui est cité en général pour ce thème-là. Il s’agit de Joseph.

Ce n’est pas sur le mauvais tempérament de Joseph que je veux insister, mais sur sa nature de berger qui s’est développé dans sa vie. Nous savons ce qui n’est pas à suivre comme exemple, mais nous allons nous attacher à ce qui est à suivre dans la mesure où cela reflète l’exemple du Christ, où nous retrouvons sa nature.

  1. Joseph en tant que berger (Genèse 37 + 39 à 50)

On commence à parler de Joseph quand il a 17 ans. Il travaille comme berger; Il était déjà à bonne école puisque c’était le travail familial. Mais il est dit qu’il rapportait les mauvais propos de ses frères. De plus son père le préfère parce qu’il l’a eu dans sa vieillesse et il faut le dire aussi, Rachel, sa mère, était celle que Jacob aimait. Elle décède en mettant au monde Benjamin, le petit frère de Joseph. Jacob prouve sa préférence en lui faisant une tunique de plusieurs couleurs.

Autre fait qui attise la haine des frères de Joseph, c’est que celui-ci a des songes. L’un disait que lui et ses frères liaient des gerbes de blé jusqu’à ce que la sienne se lève et se tienne debout. Puis celles des frères l’ont entouré et se sont prosternés. L’autre était que le soleil, la lune, et onze étoiles se prosternaient devant lui. Ces rêves venaient de Dieu, et se sont réalisés plus tard. Joseph  raconte ces rêves. Pourquoi les raconter? Par faiblesse de ne pas tenir sa langue? Par orgueil? Par naïveté sans voir les cœurs blessés en face de lui?

La conséquence est que les frères veulent le tuer, mais se rétractent en le vendant à des mercenaires après l’avoir dépouillé de sa tunique; de ce qui l’identifie.

Donc Joseph, le jeune berger est vendu à Potiphar, un officier de Pharaon en Egypte. Là, la bénédiction de l’Eternel est sur Joseph et sur son travail. A tel point que son maître lui confie la gestion de sa maison dans les affaires intérieures comme extérieures.

Ce temps chez Potiphar nous apprend que Joseph travaille en donnant le meilleur de lui-même avec honnêteté; Il s’est adapté à son environnement et Dieu le béni sur cette base où Joseph prend soin de la maison de son maître Cela  demande des qualités qui ne sont pas décrites dans le texte, mais nous savons qu’une telle responsabilité demande de la rigueur, de l’écoute, de l’observation, de la réflexion: C’est-à-dire une nature de berger. Il aurait pu dire « je ne suis qu’un esclave », il aurait pu mépriser ces étrangers et les considérer comme impur, avec des faux dieux. Pour nous, on aura un autre langage en disant « les gens du monde ». En fait, ce sont ceux qui nous entourent. Il est bon de répondre aux exigences que son travail demande en tant que patron ou dans le service. Il est bon de considérer les personnes qui nous entourent (travail, école, le personnel de l’ANPE, nos voisins…) et d’être bienveillant, rigoureux, à l’écoute. Joseph agissait comme un berger dans le fait de prendre soin des affaires;  Sa formation s’élargissait et cela lui servira plus tard. 

 

  1. L’attitude, l’âme d’un berger: Joseph garde le cap:
  • Il reste intègre

La femme de Potiphar, voyant qu’il était devenu bel homme, voulu coucher avec lui. Joseph  refuse, donc elle se venge en disant à son mari que Joseph a essayé d’abuser d’elle; C’est ainsi que Joseph se retrouve en prison. Nous voyons là, qu’en étant dans ce pays et intégré, il n’a pas oublié le Dieu de ses pères qu’il considère comme son Dieu. (v.9 ch.39: « Il n’y a personne de plus grand que moi dans cette maison et il ne m’a rien interdit, sauf toi, parce que tu es sa femme. Comment pourrais–je faire un aussi grand mal et pécher ainsi contre Dieu? »).

En reconnaissant sa position, il reconnaît la bénédiction de Dieu sur sa vie et n’oublie pas qui il est Là encore c’est un exemple pour nous. Savoir s’amuser ne signifie pas se mettre en situation de débauche, d’infidélité, de danger ou flirter avec des idées séductrices.

Joseph garde le cap. Il a su s’intégrer quand il faut et trancher quand c’est nécessaire malgré les circonstances de sa vie, le rejet de sa famille. Même s’il ne sait pas ce qu’il va devenir, sa confiance en Dieu reste intacte (comme un navire dans le brouillard qui ne sais pas où il va, mais suit simplement la boussole).

  • Il est fidèle.

Ensuite, quand Joseph se retrouve en prison, là encore la bénédiction de Dieu est sur lui. Le gardien de prison place tous les prisonniers sous la surveillance de Joseph. Le gardien a dû sentir une sagesse chez lui et une intégrité. On retrouve là qu’il est dans une position de prendre soin d’un troupeau d’êtres humains. Même sur le plan spirituel, il répond aux besoins des  prisonniers. Deux prisonniers ont des songes: Joseph se rend compte de leurs soucis et porte avec eux leur problème. Joseph n’est plus l’homme rapporteur de ses frères  sans se soucier des conséquences, du chagrin occasionné, du mépris du père envers eux.  Il explique leur songe … Et cela va se réaliser. (Ch.40).

Il continue donc de faire ce qui est juste.

 

  • La vision de Joseph s’élargit tel un ambassadeur.

Le pharaon a un rêve, personne ne peut l’expliquer. C’est là qu’un des anciens prisonniers, le chef des échansons de pharaon, se rappelle de Joseph qui explique les rêves. C’est ainsi que Joseph sort de prison, explique le songe de pharaon en précisant que c’est Dieu qui donne et explique les rêves (cf v : 16 et 25 du ch.41). Sans revendiquer sa situation injuste de prisonnier, Joseph se place directement en ambassadeur de Dieu qui va le placer en berger sur l’Egypte pour gérer l’économie et les personnes. D’après le rêve,  Il y aura 7 années d’abondance dans le pays, puis 7 années de famine. Il conseille au pharaon de placer un homme intelligent et sage pour gérer cette abondance et la famine qui suivra. C’est ainsi que pharaon choisit Joseph lui-même. Le travail appris chez Potiphar lui sert. Il n’oublie pas qui il est, il continue à aimer Dieu, à le servir, à être prévenant même dans les temps de détresse, de frustration, peut-être même des temps où l’espoir n’est plus.

Les rêves de sa jeunesse n’ont pas dû le porter tout le temps.

 

On peut faire très bien en oubliant le pourquoi nous travaillons et le pour qui? On peut glisser et contrecarrer la direction divine. (Exemple : si Joseph était resté moins longtemps en prison, comme il le souhaitait, il serait sûrement passé à côté de sa destinée finale // Si Jésus à la croix avait appelé les anges pour le délivrer de son sort avant l’étape de la mort et résurrection, nous ne serions pas là à vivre la grâce d’être pardonné et rétabli dans notre position de fils et fille de Dieu).

 

  1. Comment être utilisé comme berger ?

Pour être utilisé comme berger, il faut savoir écouter la voix du Bon Berger Là, on avance, et on est transformé.

 

Joseph a appris à interpréter les rêves, il a eu des temps d’arrêt dans des nuits sûrement de larmes, de réflexions. Savoir faire des temps d’arrêt  n’est pas stérile, au contraire, cela devient fructueux au temps de Dieu.

Il a eu des temps où lui-même avait besoin d’être porté comme une brebis sur l’épaule du Bon Berger; Psaumes 80: 2 « Prête l’oreille, berger d’Israël, toi qui conduis Joseph comme un troupeau! »

Il a eu des temps de détresse, de larmes, peut-être même d’oppressions. Nous avons-nous-même besoin de ces temps où Dieu nous porte sur ses épaules, où il nous place contre lui sur sa poitrine pour être consolé, ou simple besoin de repos. Là, il est bon d’entendre Sa voix, c’est nécessaire et vital.

 

Joseph a été à la fois brebis et berger.

Il n’est pas facile d’être berger, d’orienter nos enfants selon leur fréquentation; de trancher dans une décision, dans une conversation… Parfois, les gens ont juste besoin d’être écouté, même si on brûle d’envie de dire quelque chose… Parfois il suffit juste de dire la parole à propos. Faut-il s’adapter, se faire tout à tous tout le temps? Pour cela:

Ecouter la voix du Bon Berger, la voix du Seigneur.

Nous devons être des pères, mères, des repères. Ecoutons Sa voix, apprenons de lui, même quand on croit connaître.

Joseph a la loi de Dieu dans le cœur. Plus tard, il  nourrit sa propre famille. Les frères viennent en Egypte pour acheter à manger, se prosterner devant lui sans le reconnaître (comme dans les rêves de sa jeunesse).

Joseph démontre un esprit digne de Christ: Il pardonne à ses frères, aime son père, rend le bien pour le mal.

On voit l’épuration de Joseph où son nom ne comptait pas, mais l’ensemble du peuple de Dieu est important pour lui avec sa vocation d’appartenir à Dieu seul : (cf ch. 48 v. 5)

Quand Joseph présente ses fils à son père Israël, celui-ci s’approprie la descendance de Joseph pour ceux qui sont nés avant l’arrivée d’Israël en Egypte (v.6). Les autres, se sera au nom de leurs frères aîné qu’ils auront leur héritage. Dans les 12 tribus, on parle d’Ephraïm et Manassé et non de Joseph. A l’image de Jésus, quand il est venu, ce n’est pas en son nom, mais au nom de son père qu’il a accompli des miracles et enseigné; Il a dit ce que son père fait, annonce ce que son père dit. Son amour pour le Père et son admiration est tel qu’il nous transmet ce qui vient d’en haut. Quand Jésus dit « je n’ai perdu aucune de tes brebis », c’est pour le Père; et aussi pour nous puisque l’amour du père est en lui. Nous-mêmes, ce n’est pas en notre nom que nous devons agir, parler, dans les aspects spirituels, mais au nom de Jésus. Il y a une guérison? C’est grâce au nom de Jésus et non de saints. Il y a une délivrance d’une situation? Même si Dieu nous a utilisés, c’est Jésus qui accomplit de telle chose.

Quand on écoute la voix du Bon Berger, on reconnaît Son amour pour les brebis.

Israël (= Jacob) a béni ses enfants sous l’inspiration de Dieu: Pour Joseph, il dit:

« Son arc est demeuré ferme, et ses mains ont été fortifiées par les mains du puissant de Jacob; il est devenu le berger, le rocher d’Israël »

Il est devenu berger parce que Dieu a été le berger de sa vie.

Jacob décède et les frères de Joseph craignent que celui-ci se venge. Mais Joseph parle à leur cœur ch.50 v.19, 21

Joseph garde la vision, la destinée du peuple Israël et la communique : ch.50 v.24, 25 Il est un homme de foi qui propulse le peuple vers sa destinée.

Il a compris que Dieu rêve de nous. Souvent on se dit quel est ton rêve? Il y a bien des rêves inspirés de Dieu. Mais nous, nous rêvons petit alors que Dieu rêve grand pour nous.

On peut se dire, ce n’est pas donné à tout le monde d’être berger. Tout le monde n’est pas appelé à faire ce que Joseph a fait, mais tous sont appelés à nourrir ce caractère de berger, à travailler sur soi pour être à l’image de Christ. Quel que soit ce que Dieu nous demande.

Le peuple de Dieu est un peuple de berger  (46 V.31 à 34). Mis à part la différence culturelle, il y a une réalité spirituelle où l’ennemi de nos âmes a en horreur les bergers spirituels. C’est-à-dire ceux qui prient, qui aident, soutiennent.

 

  • Conclusion

Avoir cette assurance que nous sommes nous-même dans la main du Bon Berger. Dieu a tout prévu, Il nourrit, prend soin, veille à nous donner le meilleur. Qu’Il soit loué !

On est parfois trop éparpillé dans nos activités, et on perd le cap, on perd de vue le fait que nous sommes ambassadeurs de Christ, porteur de la vérité, d’une destinée pour ceux qui sont appelés à le suivre.

On ne sait pas tout, les choses ne se passent pas toujours comme on se l’imagine, mais Dieu compose avec notre nature pécheresse (comme Joseph et ses frères). Il poursuit son but de faire d’Israël son peuple, une grande nation ; Cela est passé par la repentance, mais c’est glorieux // Nul n’aurait pu s’imaginer que Christ, le fils de Dieu devait passer par la torture, la souffrance physique et morale, par la mort pour porter notre propre condamnation et nous donner la vie, la joie, la réconciliation avec Dieu et surtout la proximité avec le Bon Berger…Honorons le bon berger.

Nous avons notre place dans cette génération, notre rôle en tant que parents, célibataires, auprès des voisins, dans le travail. On n’est ni trop jeune, ni trop vieux, nouveau converti ou ancien converti. Priez pour ceux qui vous entourent.

On est appelé à bénir, que ce soit dans l’ombre ou la lumière, dans la prière ou dans l’action.

Si on ne se sent pas capable d’être berger en tant que repère,  sachez que Dieu donne ce qu’Il ordonne, il qualifie. Il suffit de venir à lui tel que nous sommes, Il fera le reste.

Viens à lui telle une brebis, il te fera berger.

 

Ingrid Gonzales

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