Eglise Apostolique
Eglise Apostolique

Culte du dimanche    8 juillet 2018

REPRENDRE CE QUE L’ENNEMI NOUS A VOLE

 

 

 DEUT. 6 : 18-19

« Tu feras ce que l’Eternel juge juste et bon, afin que tu sois heureux et que tu parviennes à prendre possession du bon pays que l’Eternel a promis par serment à tes ancêtres, en chassant tous tes ennemis, comme il l’a promis. »

 

Dieu veut que l’on soit heureux en vivant de ses bienfaits mais le peuple, l’église n’est plus dans cette dynamique parce qu’il ne sait plus repousser, chasser l’ennemi.

Il subit les attaques, les agressions… les vit avec fatalité.

 

David ne s’est pas laissé faire.

Après avoir vécu un temps de sidération… s’est levé contre l’ennemi… et est allé plus loin que la démarche de repousser. Il est allé reprendre tout ce qui lui avait été volé.

 

1 SAM. 30 : 3-6 

Aller dans le camp de l’ennemi est quelque chose que nous aurons à faire plusieurs fois, dans notre marche.

L’ennemi est celui qui, dès l’origine s’est dressé contre Dieu et aujourd’hui, il se dresse contre tout homme, toute femme ayant fait alliance avec Dieu au travers du sang de Jésus, qui a été versé à la croix.

Il est identifié comme étant l’ennemi de Dieu et l’ennemi de nos âmes.

Et la Bible dit de lui que c’est un voleur.

 

JEAN 10 : 10       « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. »      

C’est sa nature.

Il vole notre joie, notre paix, notre assurance, notre appel, nos promesses, notre enthousiasme (qui étymologiquement veut dire « Dieu en nous »)…

 

Comme dans l’histoire de David, il est même capable de toucher à notre famille.

Ex. : Job…

 

Il y aura des moments dans notre marche avec le Seigneur, où nous n’aurons pas d’autres choix que d’aller dans le camp de l’ennemi pour chercher nos enfants… nos conjoints… nos parents…

Il n’y aura pas d’autres alternatives, pas d’autres choix… de faire comme David.

 

L’ennemi vole.

Il faut comprendre que dans cette situation, non seulement l’ennemi cherche à voler la famille de David, ses biens, ses serviteurs… mais ça va même plus loin que cela…

L’objectif de l’ennemi est de lui voler la royauté…

Chaque jour qui passe, l’ennemi en fin stratège met tout en place pour nous voler notre royauté…

Nous ne sommes pas n’importe qui… nous sommes les filles et les fils du Roi des rois.

Et en nous volant notre royauté, il brise notre identité et nous enlève notre autorité…

 

Si David ne s’était pas relevé de cette épreuve, jamais il n’aurait été le roi qu’il a été…

 

C’est sa royauté que l’ennemi visait.

 

Comment se relève-t-on d’une telle situation ?

Quatre éléments de réponses.

  1. Se ressaisir

Il y a des choses que personne ne peut faire à ma place.

Certaines choses touchent au domaine de Dieu… c’est sa part… c’est Lui qui doit agir…

Et il y en a d’autres que je dois faire moi… et me ressaisir… ça m’incombe…

Dieu ne peut pas se ressaisir à ma place… c’est du non-sens.

 

La pédagogie du Seigneur sera de nous amener toujours à manifester notre volonté… notre vouloir…

Jésus dira à l’aveugle, « Que veux-tu que je te fasse ? » pourtant son besoin était évident…

 

Le découragement, l’abattement, l’apitoiement ont ceci de diabolique, que cela nous amène dans une passivité totale où l’on n’est plus acteur de notre vie… où l’on se désolidarise du Seigneur dans notre marche et l’on n’est plus partenaire avec Lui de ce qu’Il veut faire…

 

Dans le texte, moment charnière : « David s’encouragea… »

Texte originel = idée de repentance.

C’est comme s’il était dit « David se repentit et cela lui donna du courage pour s’appuyer sur l’Eternel ».

 

La repentance est un changement de mentalité, changement de manière de penser, c’est un changement d’intention.

 

David sent que la situation lui échappe. Il sent qu’il est en train de s’enfoncer… il est en train d’être enseveli par la situation… tout semble être terminé pour lui.

Mais il se ressaisit. C’est comme s’il disait « Non, ça ne peut pas se terminer comme ça… »

 

Que ce soit pour le salut ou pour les situations comme celles de David, il n’y a que la repentance qui introduit quelque chose de nouveau…

 

On part dans cette direction, on va se prendre le mur mais la repentance… le ressaisissement, c’est le coup de volant qui permet de dire « Non, ça finira autrement ».

 

C’est ma responsabilité… il n’y a que moi pour me ressaisir.

 

DEUT. 30 : 19     « Je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants. »             

 

Nous avons le choix de vivre ou de rester dans le marasme de nos situations.

 

 

  1. Refuser la culpabilité

A cette époque-là, Saül est toujours roi. Il règne.

Il est toujours sur le trône. Mais il a été rejeté par Dieu à cause de ses désobéissances répétées.

De fait, Dieu a choisi un autre roi selon son cœur : David.

 

Violence meurtrière à l’égard de David qui s’enfuit.

 

David va alors trouver refuge en pays philistin. Les Philistins qui sont les ennemis d’Israël…

Il s’y réfugie avec 600 hommes. Et ils vont rester là, 16 mois.

Il faut savoir que le pays philistin est composé de 5 états ayant chacun à leur tête, un roi… donc 5 rois.

Et le roi de l’état dans lequel se trouve David, va partir en guerre contre Saül… contre Israël…

 

Ce n’est pas sa place, ce n’est pas son combat.

 

Vengeance à l’égard de Saül… non.

David n’ose pas dire « non »… recherche la tranquillité… donne le change, joue sur plusieurs tableaux.

Les « personnes caméléons » qui cherchent à être aimées de tout le monde.

A cette époque, David se livrait lui-même au pillage… il attaquait des peuplades qui se trouvaient au sud.

Il tuait tout le monde, hommes et femmes… ramenait le menu et le gros bétail ainsi que des vêtements puis il allait faire son compte-rendu au roi philistin en disant « J’ai attaqué Juda et voici ce que j’ai ramené… » Attitude ambigüe… attitude ambivalente… son cœur n’était pas droit.

 

Avec ses 600 hommes, David accompagne son roi philistin à la guerre contre Israël… ils partent pendant 3 jours et à un moment donné, les autres rois vont le reconnaitre et vont se fâcher contre leur collègue.

 

 

Et c’est pendant ces 3 jours… alors que David et ses hommes ne sont pas là, qu’Amalek viendra faire une razzia dans la ville de David.

Lorsque David revient chez lui et qu’il voit la fumée s’élever au loin, il comprend très vite ce qui s’est passé. Et quand il arrive sur les lieux, il va voir qu’il n’y a plus rien… tout a brûlé…

Il va réaliser très vite que ce qui s’est passé, s’est passé à cause de ses mauvais choix…

Non seulement, lui le réalise mais ses hommes également.

Et l’histoire nous dit qu’ils vont chercher à le lapider.

 

L’ennemi est capable de nous amener dans des combats qui ne sont pas les nôtres…

 

Et David sait qu’il est responsable. Mais il n’est pas tombé dans le piège de la culpabilité.

La culpabilité n’est pas l’œuvre du St Esprit.

Dieu n’accuse pas… Il convainc.

Rien n’est plus dangereux que de se sentir coupable… parce que la culpabilité a pour objectif de nous éloigner de Dieu.

La culpabilité n’amène pas l’homme dans la repentance. Elle amène l’homme à se centrer sur lui-même.

C’est ce qui s’est passé au jardin d’Eden. Quand Adam et Eve ont mangé du fruit défendu et qu’ils ont réalisé leur faute, ils sont tombés dans la culpabilité pas dans la repentance.

La culpabilité centre l’homme sur lui-même et le pousse soit dans l’apitoiement soit dans la justification.

Adam s’est justifié en rejetant la responsabilité de ce qui s’est passé sur l’autre… sur Eve…

Et Eve, elle s’est justifiée… elle a rejeté la responsabilité de ce qui s’est passé sur l’autre… sur le serpent…

 

La repentance amène l’homme au contraire, à se tourner vers Dieu.

La culpabilité éloigne de Dieu…

Le seul moyen de vaincre la culpabilité… c’est de se rapprocher de Dieu.

 

David ne va pas se laisser enfermer dans la culpabilité… ce qui le sauve, c’est qu’il connait son Dieu.

Si j’ai une mauvaise connaissance de Dieu, je vais m’éloigner de Lui à cause de la culpabilité.

Si je le connais, malgré ma culpabilité, je vais me rapprocher de Lui.

On a parfois, une image faussée de Dieu… celle d’un Dieu dont l’Amour a des limites…

Le psaume 136 nous montre combien David connaissait Dieu.

Il va répéter pas moins d’une trentaine de fois : « Car sa miséricorde dure à toujours ».

 

C’est quoi la miséricorde ? C’est Dieu qui jette une corde à celui qui est dans la misère.

 

 « Heureux l’homme dont la faute est effacée, et le péché pardonné ! Heureux l’homme au compte de qui l’Eternel ne porte pas le péché et qui est exempt de mauvaise foi ! Tant que je taisais ma faute, je m’épuisais à gémir sans cesse, à longueur de jour. Sur moi, le jour et la nuit, ta main s’appesantissait, ma vigueur m’abandonnait comme l’herbe se dessèche lors des ardeurs de l’été. Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit : « Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. » Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. »        PS. 32 : 1-5         

 

 

  1. Reconnaitre les indices que Dieu laisse

Une situation noire à 100% n’existe pas.

Il y a toujours un peu de blanc… il y a toujours une lueur d’espoir… il y a toujours une lumière qui apparait.

Même si nous avons 99,9% de noir, il y a toujours 0,1% de blanc.

C’est ce que l’on pourrait appeler « les indices que Dieu nous laisse pour continuer à espérer ».

Des indices qu’Il nous laisse, auxquels on peut se raccrocher… auxquels on peut se tenir et qui vont fortifier notre foi.

 

C’est le petit nuage que le serviteur d’Elie a vu dans le ciel, par exemple.

C’est le 0,1%.

La sècheresse était présente depuis un an et demi… il y avait un sentiment de mort qui pesait depuis des mois…

Et pendant qu’Elie est en train de prier, un petit nuage s’élève de la mer, pas plus gros que la paume de la main…

 

Dieu nous laisse des petits indices comme cela dans nos situations pour que nous puissions nous y accrocher et alimenter ainsi notre foi et notre espérance dans le Seigneur.

 

Quel était l’indice pour David ? A quoi pouvait-il se raccrocher ?

Il n’y avait pas de cadavres.

Il arrive dans cette ville en ruine, tout est brûlé… il n’y a plus rien… tout a disparu… mais il n’y a aucun cadavre. C’est-à-dire que les femmes et les enfants étaient encore vivants.

 

Ça ne ressemble pas à Amalek, ça. Amalek est sanguinaire.

Amalek est le pire ennemi d’Israël (Cf. Exode 17).

Amalek a toujours agit de la sorte. Il ne vient pas pour faire des prisonniers. Il vient pour voler, détruire, égorger et tuer…

Mais quand David entre dans la ville, il n’y a aucun cadavre.

Lui, le voit comme un indice que Dieu lui laisse. Un indice auquel, il peut se raccrocher.

 

 

PROV. 3 : 6         « Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers. »           

On a souvent compris ce verset comme disant « Cherche la volonté de Dieu pour ta vie, tes décisions… »

Dans le sens littéral, ce verset veut dire « Dans toutes tes voies, reconnais la main de Dieu… reconnais les indices, reconnais les petits cailloux blancs que le Seigneur a laissé sur son passage… et déclare dans ce que tu vis : il y a la main de Dieu dans ma situation ».

 

Parfois nous sommes tellement enfouis sous le désespoir que l’on ne voit pas les petits cailloux, laissés par le Seigneur.

On est un peu comme Agar dans le désert… elle n’a plus d’eau… son fils et elle, sont tous deux en train de mourir de soif, à côté d’un indice que Dieu a laissé… et cet indice, c’est un puits d’eau.

 

 

  1. Aller chercher une parole de Dieu

I SAM. 30 : 7-8   « Il demanda au prêtre Abiatar, fils d’Ahimélek, d’apporter l’éphod servant à consulter l’Eternel. Abiatar le lui présenta. David interrogea l’Eternel en lui demandant : Dois–je poursuivre cette bande ? Parviendrai–je à les rattraper ? Et l’Eternel lui répondit : Poursuis–les, car tu vas les rattraper et tout récupérer. »         

 

L’éphod était un moyen, hormis la voix prophétique, qui permettait de consulter Dieu.

La parole que va recevoir David, est importante pour ce qui va se passer.

Il ne l’a reçoit pas parce qu’il a besoin de confirmation concernant la sécurité de ceux qu’ils ont perdu… ce n’est pas pour s’assurer qu’ils vont bien, qu’ils sont toujours vivants.

 

David est déjà convaincu de cela.

Convaincu parce qu’il s’est premièrement fortifié en l’Eternel et deuxièmement parce que Dieu lui a laissé des indices.

 

Cette parole, c’est le gâteau que l’ange de l’Eternel a préparé à Elie pour qu’il puisse continuer son chemin. David a besoin de cette parole parce qu’un évènement majeur va se produire.

Au torrent de Besor, 200 hommes vont le lâcher.

Un tiers de sa petite armée le quitte, c’est beaucoup…

 

La fin de l’histoire           I SAM. 30 : 18-20

« David récupéra tout ce que les Amalécites avaient pris. Il délivra ainsi ses deux femmes. Personne ne manqua à l’appel, ni petit ni grand, ni fils ni fille ; ils trouvèrent également tout le butin qui leur avait été enlevé. David ramena tout. Il s’empara aussi de tout le gros et le menu bétail. Ceux qui marchaient en tête de ce troupeau disaient : Voilà le butin de David ! »

 

David arrive avec 400 hommes au lieu de 600… et il va tout ramener… et bien plus.

Il ramène les siens mais aussi le menu et le gros bétail d’Amalek… et il a même pris ceux qui conduisaient les troupeaux d’Amalek, c’est-à-dire les serviteurs…

 

Plusieurs réactions devant ce type de comportement.

David n’est pas mieux que les Amalécites. Il se livre aux mêmes exactions.

D’ailleurs, c’est ce qu’il faisait avec les peuplades aux sud du pays.

 

Ou alors, on se dit. C’est la réponse du berger à la bergère.

Il fait ce qu’on lui a fait. C’est justifié. Amalek l’a cherché.

Ce n’est ni l’un, ni l’autre.

Il s’agit tout simplement de la loi de restitution selon Dieu.

 

EX. 22 : 1              « Si un homme dérobe un bœuf ou un agneau, et qu’il l’égorge ou le vende, il restituera cinq bœufs pour le bœuf et quatre agneaux pour l’agneau. »                        

Ex. : Job, Zachée…

 

Cette loi existe encore aujourd’hui…

EPH. 3   Dieu donne au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons.

 

Adresse

Eglise Apostolique
2 rue du Moulin Enragé 76170 Lillebonne


Téléphone

06 82 42 08 37

 

Vous pouvez également utiliser notre formulaire de contact.

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Eglise Apostolique