Eglise Apostolique
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Culte du dimanche     9 juillet 2017

 

 

 

 

Oh! Que ta fidélité est grande!

Lamentations 3:1-24

 

Lisons un passage dans l'Ancien Testament. Ce passage se trouve dans un livre que nous ne regardons pas trop souvent. C'est un livre de surcroit évité parfois parce qu'il parle des difficultés, de la colère de Dieu, des résultats du péché et des afflictions.

    Ce n'est pas un livre facile à lire, mais cependant il nous est très utile aujourd'hui parce que nous savons bien que la vie chrétienne n'est pas tout le temps une victoire après l'autre. Il y a des échecs, des lacunes et des problèmes.

     Le livre de Lamentations peut nous aider à faire face à ces choses et trouver comment Dieu les regarde, comment Dieu nous regarde.

 

Jérémie et la chute de Jérusalem

 

1°) Tout d’abord, une question s’est posée, celle de savoir qui était l’auteur de ce livre

    En fait, nous ne le savons pas formellement. Le nom de l'écrivain n'est pas noté dans le livre mais selon la tradition juive Lamentations a été écrit par le prophète Jérémie.

    Il n'y a pas de raison de douter de cette tradition. Les livres de Jérémie et Lamentations ont beaucoup de choses en commun, surtout ils partagent le même style comme s'ils avaient été écrits par la même personne. En plus il y a des phrases similaires qui apparaissent dans les deux livres. En fait, il n'est pas de tout difficile de croire que Jérémie est l'auteur des Lamentations.

    Jérémie a exercé son ministère avant et au moment de la chute de Jérusalem en 587 avant Jésus-Christ. C'est lui qui a prophétisé la destruction du temple et de la ville par la main des chaldéens, les ennemis d'Israël, dont la capitale était Babylone (90 km au sud de Bagdad en Irak actuel) et dont le roi s'appelait Nebucadnetsar.

    Ses prophéties sont exprimées dans le livre qui porte son nom. Jérémie a été aussi, par la suite, témoin du siège de Jérusalem par l'armée envahissante, ainsi que de la dévastation de la ville sainte et la déportation de son peuple.

  Jérémie est appelé le « le prophète qui pleure ». Il faut imaginer ! Il fut prophète durant cinquante ans. Cinquante ans à prophétiser sans en avoir le goût. Aussi il se plaignait beaucoup, sans pourtant jamais faillir à sa tâche. C'est en son "honneur" que l'on inventa l’Expression "jérémiades". Vous avez sûrement entendu qu'on dise à quelqu'un: "Cesse donc tes jérémiades"?  L'histoire du prophète qui aimait se lamenter... et qui commença fort jeune.

   Jérémie était un enfant  quand Dieu lui révéla: « Avant que je ne te forme dans le ventre de ta mère, je te connaissais; avant que tu sortes de son sein, je t'avais consacré; je t’avais établi prophète pour les nations »

  Il vit, en -600 environ, pendant les jours sombres du royaume de Judas, à partir de la 13ème année de Josias (le dernier des bons rois) jusqu’aux premières années de la captivité.

   Il traite alors du déclin, de l’esclavage et de la restauration du peuple juif.

   Il écrit les lamentations comme une série de poèmes en forme d’acrostiches, c’est-à-dire que par exemple les chapitres 1, 2, 4 et 5 ont 22 versets chacun et ces 22 versets commencent chacun par une des 22 lettres de l’alphabet hébreux, dans l’ordre.

  Poèmes écrits un peu comme pour un service funèbre et qui décrivent la capture et la destruction de Jérusalem.

 

2°) Notre deuxième question c'est pourquoi ce livre a-t-il été écrit?

   Tout simplement, Lamentations est une réponse à la tragédie de la destruction de Jérusalem. L'auteur regarde tout ce qui s'est passé, il en voit les conséquences et il se lamente. Il pleure pour la ville, pour ceux qui sont mort et ceux qui sont en exil à Babylone.

   Un commentateur dit que "Les récits historiques de 2 Rois 25 et Jérémie 52 donnent les faits; mais les 5 poèmes de Lamentations capturent les émotions, les sentiments". Mais, malgré ses lamentations, l'auteur de ce livre n'est pas sans espoir, comme nous allons le voir.

 

3°) La troisième question que nous pouvons poser c'est quel est le thème du livre de Lamentations?

   Chaque chapitre du livre peut exister tout seul, chaque chapitre est un poème complet. Mais ensemble ils tracent la pensée de Jérémie, de la manière dont il considère ce qui est arrivé au peuple d'Israël.

   Ce que nous trouvons c'est que, bien que Nebucadnetsar et son armée aient détruit Jérusalem le vrai auteur du désastre c'était Dieu lui-même.

   Lamentations est un livre qui parle beaucoup de la colère de Dieu contre son peuple. Nous pourrions lire ensemble dans le chapitre 2 du verset 1 au verset 9 pour voir comment le peuple d'Israël a expérimenté cette colère. En effet on y voit Dieu détruire, renverser, tuer, abattre, engloutir, profaner, dévorer, bruler, outrager, rejeter…

   Quand nous lisons cela nous nous sentons plutôt mal à l’aise. Comment est-ce que nous pouvons dire que Dieu est bon et qu'il est amour quand il n'a pas, non seulement empêché que cela arrive à son peuple, mais qu'il l'a ordonné? C'est une idée qui est troublante pour beaucoup de gens, croyants et non-croyants et toujours l’objet de nombreuses questions.

   Pour trouver une réponse à cette question il faut considérer pourquoi Dieu était en colère contre son peuple.

   Dieu a fait une alliance avec Israël. Ils sont son peuple, il est leur Dieu. Cela a commencé avec une alliance faite entre Dieu et Abraham, dès avant que la nation d'Israël n'existe. C’est le récit que l’on trouve à partir de Genèse 15.

   Puis, après l'Exode Dieu a renouvelé son alliance avec Israël à la montagne de Sinaï. L'alliance avait deux parties :

                  -Les dix commandements qui se trouvent dans Exode 20 et puis toutes les autres lois qui ont été données à Israël. Si le peuple avait gardé les commandements et la loi, il n'aurait pas eu de problèmes, en fait, ils auraient reçu de nombreuses bénédictions.

    L'alliance de Dieu avec Israël était conditionnée à l'obéissance du peuple. Dans Deutéronome 28 nous pouvons lire que Dieu édicte de nombreuses bénédictions liées à l'obéissance. Il y a toute une liste qui indique comment Dieu bénira son peuple.

                   -Mais plus tard dans le même chapitre nous trouvons ceci: "Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Éternel, ton Dieu..." Et, encore une fois, il y a un liste, qui se termine avec ces paroles : "De même que l'Éternel prenait plaisir à vous faire du bien et à vous multiplier, de même l'Éternel prendra plaisir à vous faire périr et à vous détruire; et vous serez arrachés du pays dont tu vas entrer en possession."

     Ce que l'histoire d'Israël nous montre c'est qu'à plusieurs reprises le peuple a tourné le dos à Dieu pour courir après d'autres dieux. Ils ont brisé le premier commandement qui dit : " Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face" - et les autres sont tombés par la suite. Et ça c'est sérieux !

     Ce qui s'est passé au temps de Jérémie est le résultat des années de désobéissance. Le comportement du peuple arrive à son point le plus bas. Et Dieu, à cause de son amour pour son peuple, le juge.

    L'instrument de son jugement c'est le roi Nebucadnetsar et ses soldats qui ont saccagé la ville de Jérusalem.

    Vous allez dire, peut-être "Comment peut-on dire « à cause de son amour »... Comment est-ce possible de parler de l'amour dans une telle situation?"

    Il y a deux aspects à l'amour de Dieu que nous pouvons regarder rapidement

               -Hébreux 12:5-6 nous dit "Mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur, Et ne te décourages pas lorsqu'il te reprend; Car le Seigneur corrige celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils." Comme un père qui aime ses enfants, Dieu reprend (corrige) les siens quand ils errent.

    Ne pas discipliner c'est dire "Je m'en fiche de vous et de ce que vous faites." Et, à mon avis, cela est pire que la discipline.

    Même si nous sommes d'accord sur le fait qu'il faut de la discipline nous devons admettre qu'aucune discipline n'est agréable. Il est écrit plus loin dans Hébreux 12 : "Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice." La discipline sert, quand même, à notre bien.

               -La deuxièmement chose à dire en ce qui concerne l'amour de Dieu c'est que par amour Dieu a tenu ses promesses. Ce qu'il a fait, il l’a fait pour faire revenir son peuple à la raison, pour qu'ils se tournent de nouveau vers lui.

    Dieu montre aussi à son peuple sa fidélité. Dieu est fidèle à toutes ses promesses, non pas seulement celles que nous aimons ou celles qui sont "bonnes" à nos yeux.

    Si nous voyons que Dieu est sévère dans ses exigences, fidèle à sa promesse de châtier son peuple nous pouvons aussi être certains que notre Dieu compatissant tiendra aussi ses promesses de nous bénir.

 

    Dieu est patient et compatissant. Dans 2 Pierre 3:9 nous pouvons lire que "Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance."

    Mais s'il n'y a pas de repentance, si le peuple ne se tourne pas vers lui, le jugement est certain, ça c'est une promesse aussi.

    L'histoire du peuple juif, l'amour, la fidélité et la colère de Dieu, la chute de Jérusalem, tout cela sert comme introduction à Lamentations 3:19-24. Mais ne vous inquiétez pas, tout cela a une suite!

    Au cas où nous aurions oublié les versets qui nous intéressent, relisons les ensemble: "Quand je pense à ma détresse et à ma misère, A l'absinthe et au poison; Quand mon âme s'en souvient, Elle est abattue au dedans de moi. Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l'espérance. Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme; Elles se renouvellent chaque matin. Oh! Que ta fidélité est grande! L'Éternel est mon partage, dit mon âme; C'est pourquoi je veux espérer en lui."

    Le peintre Michel-Ange, sur le plafond de la chapelle Sixtine à Rome, a peint une image du prophète Jérémie. C'est une image poignante qui nous donne un tout petit aperçu de la douleur et de la tristesse du prophète. Sa tête est baissée, il a l'air anéanti, défait. Jérémie est là aussi reconnu comme "Le prophète pleurant". Comme nous le disions, il pleure pour son peuple et pour la ville de Jérusalem.

    Aux versets 19 et 20 Jérémie décrit sa peine. Il crie vers Dieu "souviens-toi de moi", ce qui est un peu voilé dans certaines traductions françaises qui disent "Quand je pense..."

   En effet, il veut plutôt que Dieu pense à lui. Lui, Jérémie, car il ne peut pas oublier ce qui s'est passé, il y pense sans cesse. Mais il semble que c'est maintenant Dieu qui a tourné le dos à Israël, Dieu a abandonné son peuple et cela est très pénible pour Jérémie.

    L'Absinthe est une herbe dont la racine est très amère. De nos jours on fait de l'Absinthe une boisson alcoolisée qui est aussi très amère et à laquelle il faut ajouter beaucoup de sucre pour que cela soit buvable (elle a été interdite en France pendant le XIXème siècle car on pensait qu’elle rendait fou !). En fait, nature, c'est insupportable parait-il.

   Jérémie compare ce qu'il ressent, à l'effet de cette herbe amère ou au poison. Ces choses lui font mal et il n'y a pas d'antidote. Il ne voit pas de fin à sa souffrance. Les choses qu'il a vues et expérimentées pèsent lourd et il sombre dans la dépression. Il semble que tout est noir, tout est futile, sans espérance.

    Mais dans les ténèbres il y a une petite lumière qui vacille, une petite lumière qui va peut-être grandir et allumer tout ce qui l'entoure. "Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce qui me donnera de l'espérance." Tout n'est pas oublié par le prophète, il y a quelque chose qui lui revient en tête.

    Et nous arrivons aux paroles si bien connues, paroles qui se trouvent dans plusieurs de nos chants. "Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme; Elles se renouvellent chaque matin. Oh! Que ta fidélité est grande!"

    J’ai lu que le mot "bonté" est la traduction du mot hébreu "hesed" et que ce mot est très important dans l'Ancien Testament. C'est un mot qui se trouve partout pour parler de Dieu et sa relation avec l'humanité. C'est un mot qui ne peut pas être traduit par un seul mot français,  il en faut plusieurs.

    "Hesed" parle d'amour, de loyauté, de miséricorde, de grâce et de bienveillance. Quelqu'un qui montre à un autre le "hesed" est ferme, résolu, constant. On peut avoir confiance en lui.

    Selon un commentateur, c'est "la qualité qui motive une personne à agir pour le bien d'un autre sans penser à l'avantage que cela pourrait lui apporter à lui-même."

    C'est aussi un mot qui est beaucoup utilisé dans les alliances anciennes. Si nous considérons une alliance entre un roi et son peuple le roi doit agir avec "hesed" envers son peuple et le peuple doit agir avec "hesed" envers son roi. Cela parle d'un amour et un respect qui sont  réciproques.

    Comme nous l’avons vu tout à l'heure Dieu a fait une alliance avec le peuple d'Israël. Il agissait avec "hesed" envers son peuple. Il s'attendait à ce qu'ils agissent avec le même "hesed" envers lui.

    Quand Dieu a fait son alliance avec Israël il savait déjà que son peuple n'arriverait pas à la hauteur de ce qu'ils avaient promis. Mais il a quand même fait cette alliance parce qu'il est capable de la tenir pour lui ET pour son peuple.

    C'est lui qui assure l'alliance. L'alliance est basée, et demeure, sur son caractère - sur qui il est parce que, comme c'est écrit dans 2 Timothée 2:13 "si nous sommes infidèles, il demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même."

     Et c'est cette vérité que Jérémie saisit. Il n'est pas possible que l'amour de Dieu ou les bontés de Dieu soient épuisés parce que Dieu lui-même ne sera jamais épuisé.

    Dans un univers qui change tout le temps il n'y a qu'un seul qui ne changera jamais, un qui ne sera jamais bouleversé ou déconcerté par les actions de son peuple. C'est pourquoi Jérémie a de l'espérance.

    Même la chute de Jérusalem n'est pas la fin de la relation. Malgré le péché d'Israël, son idolâtrie, son immoralité qui a, pour finir, forcé la main de Dieu au point qu'il les a punis sévèrement, si le peuple se repent, alors la relation peut être restaurée, ils peuvent recommencer.

     Jérémie nous dit que les bontés de Dieu "se renouvellent chaque matin". Dieu pourvoit aux besoins de son peuple jour par jour. Cela nous rappelle la manne dans le désert, la nourriture que le peuple a mangée pendant quarante ans. Chaque jour ils devaient ramasser ce dont ils avaient besoin seulement pour ce jour-là.

    Cela nous rappelle aussi les paroles de Jésus dans Matthieu 6:11 "Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien".

    Les bontés de hier ne suffisent pas pour aujourd'hui, mais nous pouvons être certains que nous allons en avoir de nouvelles chaque jour. Nous dépendons de Dieu à chaque instant, certains que par sa fidélité il va pourvoir. C'est pourquoi Jérémie crie "Oh! Que ta fidélité est grande!"

    Ce que le prophète dit nous est aussi utile dans les jours où nous souffrons, quand la vie est dure et difficile. Nous demandons à Dieu qu'il nous enlève nos difficultés, mais parfois nous devons simplement  nous appuyer sur lui jour après jour, encore une fois, certains que par sa fidélité il va pourvoir à nos besoins.

    L'Apôtre Paul lui-même a vécu des choses semblables. Il a demandé trois fois au Seigneur de le guérir d'une maladie qui le gênait. La réponse du Seigneur a été, simplement "Ma grâce te suffit."

    Jour après jour sa grâce nous suffit. Chaque jour se lève avec la promesse de la fidélité de Dieu. C'est pourquoi Jérémie peut dire "L'Éternel est mon partage".

    Cette phrase reprend une idée qui se trouve dans Nombres 18:20, là où Dieu dit a Aaron, le représentant des prêtres : "Tu ne posséderas rien dans leur pays, et il n'y aura point de part pour toi au milieu d'eux; c'est moi qui suis ta part et ta possession, au milieu des enfants d'Israël." Tout simplement, avoir Dieu est suffisant, je n'en ai besoin de rien d'autre.

    Est-ce que nous avons cette confiance que Dieu nous suffit, qu'il nous est notre assez? Nous pouvons y arriver, pas seulement dans les moments difficiles, mais à chaque moment, quand nous nous rendons compte de ce que nous sommes sans Dieu.

    Qui suis-je sans Dieu? C'est une question qu’on peut se poser de temps en temps, alors repensons à l’échange de Pierre avec Jésus dans Matthieu 6. Beaucoup de gens ont quitté Jésus parce que son enseignement était difficile à avaler.

    Jésus demande alors à ses disciples "Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?" Pierre lui répond : "Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle."

 

Conclusion

 

    Dans Lamentations nous trouvons de l'encouragement qui nous invite à chanter des chants comme "Dieu ta fidélité" ou "Ta bienveillance Ô Eternel…" avec enthousiasme et joie.

    Notre Dieu est fidèle c’est vrai, Gloire à son nom! Mais la toile de fond est le désastre qui est arrivé à une nation, la destruction de Jérusalem et la déportation du peuple de Dieu.

    Et cela doit nous faire réfléchir. Oui, nous pouvons parler de la repentance, nous pouvons parler de comment Dieu restaure son peuple, nous pouvons parler de la grâce immense et imméritée de Dieu.

    Mais il ne faut pas oublier les raisons pour lesquelles tout ceci est arrivé au peuple juif plus que 500 ans avant la venue du Messie.

     Le peuple d'Israël nous sert d’exemple. Dieu a pris au sérieux le péché de son peuple. Il ne l'a pas ignoré, il n'a pas détourné le regard.

    Dieu prend au sérieux aussi notre péché. Le fait que tout va bien maintenant n'est pas une garantie que tout va bien aller à l'avenir. Si l'église n'est pas fidèle à Dieu et à sa parole, si elle se détourne de la bonne voie elle sera jugée, et ce jugement pourrait être sévère.

    La bénédiction de l'église, de son peuple, dépend de son obéissance. Quand nous sommes avertis des risques nous pouvons veiller à suivre les commandements de Dieu, et agir selon sa volonté.

    Si Dieu n'a pas épargné son peuple au temps de l'Ancien Testament nous pouvons être certains qu'il ne va pas nous épargner, nous, son peuple du Nouveau Testament.

    Dans Matthieu 24 il est écrit "Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom. Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l'iniquité se sera accrue, l'amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé."

  Nous n’avons pas à avoir peur, nous sommes avertis et nous pouvons, à chaque instant, nous tourner vers Dieu qui nous aidera à rester fidèles parce que lui-même est fidèle.

    Nous ne sommes pas des moutons de Panurge, qui allons tomber dans les pièges et les fossés de l'ennemi. Nous avons un bon berger qui s'occupe de nous et qui va nous guider si nous nous soumettons à sa houlette et son bâton qui nous rassurent

 

Daniel Delaune

 

 

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